05.07.2009
Les petites soeurs de l'Agneau ont posé la première pierre de leur monastère
.
Lu le 2 juillet dans la Voix du Nord, édition de Béthune :

"Presque deux heures de cérémonie, d'explications, de chants, de remerciements, de prières auront été nécessaires à la petite communauté pour fêter ce moment tant attendu, en présence d'une foule de fidèles, assis et debout, à l'ombre, au soleil, malgré l'écrasante chaleur.
.
Petite Soeur Marie, fondatrice de la communauté, qui a vécu pendant cinq ans à la Chartreuse de Gosnay, et frère Jean-Claude, co-fondateur, ne pouvaient être qu'aux anges.
.
« Tout a débuté il y a deux ans lorsque trois petites soeurs du Touquet se sont mises ce projet en tête et à chercher un expert en bâtiment pour les aiguiller », a relaté au micro Jacques Bernard, ancien ingénieur en bâtiment, premier à avoir apporté son soutien et ses conseils (…).
.
La bâtisse prévoit d'héberger six soeurs, si tout va bien, pour Noël.
.
À ce jour, 36 000 briques en terre crue ont pu être fabriquées. « Nous avons répertorié plus de 500 donateurs, sachant que beaucoup d'autres dons se sont faits dans l'anonymat », s'est félicitée une soeur en brandissant la liste, avant qu'elle ne soit enfouie symboliquement, avec d'autres documents, administratifs et religieux, dans la première pierre.
.
Cet été, le chantier devrait avancer rapidement, sachant que les bénévoles sont les bienvenus ».
.
06:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.07.2009
A Valence, des « sans-toit » partent une semaine à la campagne
.
Lu dans La Croix du 2 juillet :
.
La Caritas de Valence permet à des sans-domicile-fixe de s’évader de leur milieu habituel, des temps forts qui s’inscrivent dans un programme destiné à les sortir de la rue.
.
Les sans-domicile-fixe ont aussi le droit de souffler pendant les vacances. Depuis plusieurs années à Valence, sur la côte sud-est de l’Espagne, Caritas propose aux personnes sans abri des activités de temps libre et de loisirs chaque fin de semaine de l’année et durant les périodes de vacances.
.
Ils peuvent se rendre à la campagne, faire du sport, des excursions le temps d’une journée. « Nous proposons des activités mais eux aussi donnent leurs idées. S’ils veulent visiter un musée lors de l’excursion, nous nous chargeons de cela », explique Sergio Cruz, responsable du programme « personnes sans toit » de Caritas Valence.
.
L’été, les périodes d’escapade se font plus longues. Caritas Valence propose deux activités principales. Au mois de juillet, pendant une semaine, une quinzaine de « sans-toit » se rendent dans la région d’Aragon, dans la province de Teruel, à Mirambel, dans un ancien couvent, pour du tourisme rural (…).
.
Au mois d’août, la semaine se fait plus sportive avec un séjour dans les Pics d’Europe, pour une traversée en montagne avec des nuits dans les refuges.
.
08:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Personnes âgées. Cri d'alarme des professionnels et des familles
.
Lu le 2 juillet dans le Télégramme de Brest :
.
« Pour la première fois dans le département et un peu partout en France, les professionnels et les familles dénoncent d'une même voix la politique menée par l'Etat envers les personnes âgées les plus vulnérables.
.
Une politique qui risque en effet de conduire à une baisse sensible de la qualité des prestations mais aussi des soins dans les établissements accueillant les personnes âgées et ce, en complète contradiction avec les dernières lois censées favoriser l'accompagnement de la perte d'autonomie et les plans solidarité grand âge et Alzheimer en cours.
.
«Depuis dix ans, les établissements se sont engagés dans un processus d'amélioration de la qualité des services. Aujourd'hui, on sent poindre une notion de financement liée à la notion de dépendance au détriment de la notion de qualité», souligne Bernard Coignec, président de la Fnadepa 29.
.
«On est de véritables acteurs de santé publique. Les personnes âgées vont mieux en maison de retraite grâce aux professionnels. Aujourd'hui, l'État commet un véritable hold-up en rationnant les moyens de soins», renchérit David Guevel, directeur de la maison de retraite Alexis Julien, à Ploudalmézeau.
.
Des inquiétudes relayées par les professionnels de soins à domicile qui se sentent abandonnés au milieu du gué. «Beaucoup de services de soins se retrouvent avec des déficits importants liés au financement des structures», précise David Cardinal, directeur de service d'aide et de soins à domicile (..).
.
Et tous s'interrogent sur l'utilisation des crédits votés chaque année par le parlement ainsi que des produits de la journée de solidarité depuis le drame de la canicule ».
.
06:48 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.07.2009
Des maires orchestrent la fraternité
.
Lu le 1er juillet sur le site de La Croix :
.
De nombreuses municipalités tentent de renforcer le lien social pour amortir les effets de la crise économique.

« L’Observatoire national de l’action sociale décentralisée (Odas) lance, jeudi 2 et vendredi 3 juillet à Marseille, en présence de très nombreux élus, les « ateliers nationaux du vivre-ensemble et de la fraternité ».
.
Il y sera notamment question du rôle des maires en cette période de crise. Voici quelques-unes des initiatives menées par les municipalités pour resserrer le lien social et éviter que l’isolement et l’exclusion ne se conjuguent aux difficultés économiques.
.
À Montbéliard, une chaîne de solidarité avec les aînés
.
L’initiative se veut une réponse à un sombre fait divers : la découverte, plusieurs jours après son décès, d’une personne âgée morte dans l’isolement, sans que les services sociaux aient eu connaissance de sa situation.
.
À partir de 1996, la municipalité de Montbéliard (Doubs) a tissé un « réseau de solidarité » qui compte aujourd’hui une cinquantaine de bénévoles, recrutés par l’intermédiaire des clubs de retraités, des bailleurs sociaux et d’un lycée qui forme aux « carrières sanitaires et sociales ».
.
« Chaque référent s’engage à rencontrer régulièrement une ou plusieurs personnes », explique Cédric Dicham, directeur du centre communal d’action sociale. (…).
.
À Berrwiller, les habitants se retroussent les manches
.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 1 100 habitants de Berrwiller (Haut-Rhin), plus de 200 ont répondu à l’appel du maire et ont participé bénévolement, en mars dernier, à la deuxième « Journée citoyenne ».
.
Au programme : 22 chantiers – pour partie suggérés par la population – qui vont de l’embellissement des espaces verts à la rénovation de l’école, en passant par la réfection du mur d’enceinte du cimetière.
.
« Mon grand-père y est enterré », confie Jérémy Carré, un lycéen de 19 ans qui, marteau-piqueur à la main, s’est employé à mettre la pierre à nu.
.
L’initiative a aussi permis de réaliser des travaux que la municipalité n’aurait pas pu financer, reconnaît Fabian Jordan, le maire (…)
.
À Marseille, s’engager en faveur des autres pour réaliser ses projets
.
Ils ont des projets, la municipalité les finance, à hauteur de 150 000 € par an. À Marseille, les jeunes âgés de 9 à 18 ans, réunis par groupes d’une dizaine de personnes au minimum, sont invités à faire part de leur rêve à un jury.
.
Lequel peut les aider à l’inscrire dans la réalité, « si le projet revêt une dimension éducative et qu’en contrepartie les participants s’engagent à mener une action dans le domaine du civisme, de l’environnement, du transgénérationnel, de l’humanitaire ou de la solidarité », indique Catherine Suquet, adjointe au maire déléguée à la jeunesse et aux animations dans les quartiers.
.
« L’objectif, c’est d’amener les jeunes à regarder autour d’eux, à devenir citoyens. Certains ont organisé une kermesse dans un centre aéré afin de financer un spectacle à l’hôpital pour les enfants malades. D’autres ont choisi de partager des activités avec des personnes handicapées », dit l’élue ».
07:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.07.2009
Des méthodes de stimulation à découvrir : 2e partie
.
Connues dans plusieurs pays, comme les Etats-Unis ou l’Italie, les méthodes de stimulation intensive destinées aux enfants et aux adultes atteints d’une lésion cérébrale, commencent à se répandre en France. L’association Neuf de cœur, fondée en 1996, conseille les parents qui souhaitent y avoir recours.

« Ces méthodes s’adressent d’abord à toutes les personnes qui souffrent d’un handicap mental ou physique, lié à un dysfonctionnement du cerveau causé par une maladie génétique, à un manque d’oxygène à la naissance, à une noyade ou à un traumatisme crânien. Elles les aident à réapprendre à parler, à marcher, à voir, entendre, toucher, etc », explique Cynthia Ducau, salariée de l’association.
.
Un programme personnalisé et prévoyant plusieurs heures d’exercices par jour est conçu pour chaque enfant. Les parents, aidés de bénévoles, l’applique ensuite, à leur domicile. « Il complète les thérapies – séances d’orthophonie, de kinésithérapie, etc – suivies par leur fils ou leur fille », précise Cynthia Ducau.
.
Les progrès sont très variables, selon la lourdeur des lésions cérébrales et l’âge de l’enfant. Mais commencer les exercices le plus tôt possible multiplie les chances de réussite.
.
.
Une formation pour les parents
.
Basée près de Toulouse, l’association Dominique accompagne les parents qui souhaitent s’initier à ces méthodes et les utiliser avec leurs enfants, âgés de quelques semaines à une vingtaine d’années.

Depuis sa création, voilà vingt-cinq ans, 1 200 familles originaires de tout le pays ont suivi les formations dispensées à son initiative. « Nous travaillons avec deux équipes de spécialistes, française et espagnole, qui forment les parents, lors de sessions de deux à trois jours dans notre centre », résume Jacqueline Delpech, sa présidente.
« Quand il était bébé, notre fils ne bougeait et ne parlait pas. Selon les médecins, il n’y avait aucune chance pour que son état s’arrange. Mais grâce aux formateurs, nous avons retrouvé espoir », confie Alexandra, 35 ans, mère de Paulantone, 7 ans.
.
Répétés jusqu’à cinq heures par jour, les jeux et les exercices, à la fois manuels et intellectuels, respectent le rythme et les étapes de développement normales chez l’enfant.
.
« Par exemple, s’il ne sait pas marcher, nous lui apprendrons d’abord à ramper, puis à évoluer à quatre pattes, avant de passer à la marche, pour lui laisser le temps de fortifier ses muscles », précise Cathy Marchal.
.
Les exercices sont revus et modifiés six mois plus tard, lors d’une autre session, en fonction des progrès réalisés par l’enfant.
.
.
Une chaîne de solidarité
Pour appliquer chez eux les méthodes de stimulation, de nombreux parents sont contraints de demander l’aide de bénévoles. Comme Christine, la mère de Coline, une petite fille handicapée de 7 ans.
.
Sanglée dans un harnais, Coline, 7 ans, débute avec un petit cri ses exercices de marche. Ce matin comme chaque jeudi, Sandrine, sa nounou, et Micheline et Colette, deux retraitées bénévoles, se sont donné rendez-vous chez la petite fille, à Isigny-le-Buat, dans le Calvados.
.
Dans la véranda transformée en salle d’entraînement, Coline touche le sol de la pointe des pieds et s’élance vers l’avant. Le harnais empêche sa chute et coulisse dans le rail, suspendu au plafond. « Pose tes talons ! Redresse ta tête ! », conseille gentiment Micheline.
.
Christine, la mère de Coline, observe sa fille avec satisfaction. « Quand elle est née, Coline souffrait de graves lésions cérébrales, causées par un cytomégalovirus, un virus qui n’a pas été dépisté durant ma grossesse. Bébé, elle restait prostrée, sans bouger. Aujourd’hui, elle sait ramper et marcher à quatre pattes. Elle perçoit les lumières fortes et commence même à manger avec une cuillère », confie cette maman de 34 ans.
.
Bien décidés à aider leur fille, Christine et son mari Laurent se sont rendus il y a sept ans aux Etats-Unis, pour apprendre une méthode de stimulation intensive. A leur retour, ils ont créé l’association « Un rêve pour Coline », pour réunir des fonds et des bonnes volontés.
.
« Coline fait ses exercices trois heures par jour. Or, mon mari et moi travaillons et ne pouvons pas être là, pour nous en occuper. Il fallait donc des volontaires pour nous aider », confie Christine, qui pour en trouver, a posé des affichettes, dans les commerces alentours.
.
Le résultat n’a pas tardé. En quelques semaines, la famille a reçu une trentaine d’appels téléphoniques. « La mairie nous a prêté une salle et nous avons organisé une réunion publique, pour nous présenter. La première année, une soixantaine de bénévoles nous ont aidés. Aujourd’hui, nous en avons une trentaine. Jamais je n’aurais imaginé un tel élan de solidarité. Sans eux, rien n’aurait été possible », confie avec émotion Christine.
.
Aujourd’hui, tous suivent jour après jours les progrès de Coline. « Elle est si adorable. Dès que j’arrive, elle me fait de gros câlins. J’ai toujours crû en elle, et je suis sûre qu’elle réussira à marcher un jour », confie Marie-Madelaine, l’une des aînées du groupe, avec ses 77 printemps.
.
Raymonde, une autre bénévole, opine. « Au départ, Sandrine, la nounou, nous a montrés les exercices. J’avais peur de mal faire, mais tout s’est bien passé », explique Raymonde.
.
Léon et Noël, retraités, ont eux aussi craqué pour la petite fille. « La première fois que nous l’avons vue, nous nous sommes dit que cela serait difficile. Coline avait tant de progrès à accomplir ! Mais nous nous sommes mis à la place des parents. Nous n’avions pas le droit de les laisser tomber », confient les deux amis qui, comme de nombreux bénévoles, interviennent une fois tous les quinze jours.
.
.
Pratique
.
- Neuf de cœur :
L’association fournit une aide financière de 1 000 €/an et par enfant, aux familles qui suivent une méthode de stimulation testée par ses soins (sur présentation des factures). Cotisation annuelle : 10 €/an. 20-24 Av. Canteranne, 33608 Pessac cedex. Tél.: 05 56 16 27 20. www.9decoeur.org
.
- Association Dominique :
Coût de la formation, pour deux séminaires de deux ou trois jours par an, hors trajet et hébergement : 2 216 € (la première année). 1 830 € (2e année). J. Delpech, rue Luigi Amadio, 31470 Fonsorbes. Tél.: 05 62 48 10 70. http://dominique31.free.fr/
.
- Les rêves de Coline :
Elle milite aussi pour le dépistage systématique du cytomégalovirus, durant la grossesse. Le Buat, 50540 Isigny le Buat Tél.: 06 81 24 35 77. http://lesrevesdecoline.com
06:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.07.2009
Des méthodes de stimulation à découvrir : première partie
.
Des méthodes de stimulation méconnues permettent aux enfants autistes ou handicapés physiques ou mentaux de mieux vivre avec leur handicap et parfois de le surmonter.
.
Il y a quelques semaines, nous avons réalisé deux reportages. Le premier, à l’école expérimentale ABA de Paris. Le second chez une famille normande, qui a mis en place une véritable chaîne de solidarité pour sa fille, handicapée moteur. Les voici, en deux volets.
.
Une école pour les jeunes autistes

« Viktor, tu comptes jusqu’à quatre ! », lance d’un ton engageant Isabelle. « 1, 2, 3, 4 », répond sans hésiter le petit garçon. « Oui, super ! », félicite la jeune femme, qui enchaîne. « Viktor, tu fais le puzzle ! ». Le blondinet emboîte les pièces étalées devant lui et reconstitue en un clin d’œil un dauphin. « Bravo, tu es un champion », sourit Isabelle, qui ne cache pas sa satisfaction.
.
« Avant, Viktor avait tendance à jouer avec ses mains, dès qu’on lui demandait quelque chose. Il le fait moins. Du coup, il se concentre mieux », confie-t-elle.
.
A côté d’eux, Claudia observe d’un air concentré trois images, posées sur la table.
.
« Durant chaque séance, Claudia fait des exercices de prononciation, puis de lecture et de mathématiques. Je fais en sorte que cela soit le plus amusant possible, pour éveiller son intérêt, et donc favoriser ses progrès. Par exemple, sur une feuille, je lui demande de trouver parmi plusieurs termes des mots qui la touchent, comme papa ou le prénom de sa sœur, Chloé », explique Geneviève.
.
Une méthode basée sur la répétition
.
Ouverte en janvier 2008, l’école pilote gérée par la Fondation autisme accueille aujourd’hui 16 enfants de 4 à 11 ans, encadrés par trois psychologues, seize éducatrices et une douzaine de stagiaires, étudiantes en thérapies comportementales et cognitives.
.
Elle est aussi l’une des rares dans le pays à appliquer la méthode ABA, une méthode de stimulation venue des Etats-Unis et encore peu connue en France (voir ci-dessous).
.
Accueillis du lundi au vendredi, les enfants âgés de 4 à 11 ans alternent les exercices intellectuels et manuels, pour apprendre à mieux maîtriser leurs gestes et leurs réflexes.
.
« Lors de leur inscription à l’école, puis tous les six mois, ils font une série de tests, pour évaluer leurs capacités à parler, à comprendre une consigne, à se montrer sociables, à mémoriser ce qu’on leur apprend et à se déplacer. Chacun reçoit ensuite un programme personnalisé d’exercices, qu’il devra répéter plusieurs fois chaque jour », résume Martine Fergusson, responsable de l’école.
.
Dans la vaste salle voisine, une grande piscine en plastique emplie de petites balles multicolores, un gros ballon rose et deux toboggans orange et vert pomme constituent autant d’invitations au jeu.
.
« Les élèves sont scolarisés trente-deux heures par semaine. Chaque jour, ils suivent quatre séances individuelles d’environ une heure d’exercices sur table. Le reste du temps, ils partagent des temps collectifs dans cette salle », précise Olivier Bourgueil, psychologue.
.
La méthode paye. D’ors et déjà, Claudia et Viktor, ainsi que Samy, 4 ans, se rendent chaque jour dans une école maternelle, en grande, moyenne et petite sections, pour suivre les cours durant quelques minutes.
.
« Grâce à l’école ABA, Samy a beaucoup progressé. Avant, il mangeait toujours debout. Aujourd’hui, il est capable de rester assis quelques minutes. Il répète même quelques mots », se réjouit Paul, son père.
.
Grégory et Rebecca, les parents de Claudia, éprouvent le même soulagement. « Avant d’entrer à l’école, Claudia criait, mordait et se roulait par terre lorsqu’on lui demandait quelque chose. Aujourd’hui, elle se maîtrise beaucoup mieux et fait de vraies phrases. Nous espérons qu’elle pourra un jour reprendre une scolarité normale. La méthode ABA a changé sa vie et la nôtre ».

Les principes de la méthode ABA
.
- La méthode ABA (Applied behavior analysis, ou analyse appliquée du comportement) est répandue aux Etats-Unis. Son but est de permettre aux jeunes autistes de se débarrasser de leurs comportements stéréotypés (balancement du corps, etc), pour les aider à s’intéresser à ce qui les entoure. Il s’agit aussi de les inciter à avoir des comportements appropriés, dans le plus grand nombre de situations possibles (demander calmement ce que l’on veut, au lieu de s’énerver et de crier, etc).
.
- Cette méthode est basée sur la répétition intensive d’exercices (prononciation, lecture, jeux de mémoire, mathématiques, jeux manuels, etc). A la fin de la journée, les psychologues préparent les exercices du lendemain, en fonction des progrès du jour de chacun.
.
- Les enfants ne sont jamais grondés, pour éviter qu’ils se découragent. Par exemple, si une petite fille crie car elle refuse de travailler, les éducateurs ne lui prêtent pas attention. Dès qu’elle se calme, ils s’intéressent de nouveau à elle et la félicitent pour son calme.
.
- En revanche, les enfants sont systématiquement complimentés voire récompensés (friandises, droit de regarder leur dessin animé favori, etc) dès qu’ils réussissent un exercice, pour leur donner envie de réussir à nouveau.
.
- Les parents rencontrent régulièrement les éducateurs et sont invités à faire les exercices chez eux.
.
.
Des résultats prometteurs
.
Des études américaines ont montré que les jeunes autistes qui suivent la méthode avant l’âge de 6 ans, durant deux à trois ans, voient leurs symptômes baisser très fortement.
47 % réintègrent une classe normale, et 40 % ont un retard scolaire de deux ans.
Dans le cas d’une prise en charge avant l’âge de 4 ans, la récupération serait même complète chez 42 % à 67 % des enfants.
.
.
Des critiques
.
Certains spécialistes reprochent à la méthode ABA d’être une forme de « dressage » et de conditionnement, qui ne respecterait pas la personnalité des enfants.
Mais selon les dirigeants de l’école, pour bien éduquer un enfant, il est important de lui poser des limites et de lui répéter jusqu’à ce qu’il comprenne ce qu’il a le droit de faire ou non.
Avec les jeunes autistes, il faut simplement répéter plus qu’avec les autres enfants.
Par ailleurs, les séances de travail à l’école ont toujours lieu dans la bonne humeur, pour capter l’attention des élèves.
.
.
Pratique
.
La méthode ABA n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale. Le coût de la scolarité à l’école ABA de Paris s’élevait à 2 099 € en 2008.
.
Mais grâce à une série d’aides, les parents ne payent rien. Plus de deux mille familles sont aujourd’hui sur liste d’attente. Mais la Fondation autisme s’est fixée pour objectif d’ouvrir 31 écoles dans le pays d’ici deux ans.
.
Fondation autisme, agir et vaincre et Ecole pilote ABA : 4, rue David d'Angers, 75019 Paris. Tél. : 01 53 72 97 15. www.fondation-autisme.org
.
Autre association pour les autistes : Pas à Pas, rue de la convention, 59650 Villeneuve d’Ascq. Le centre Camus, qui applique l’ABA, accueille une vingtaine de jeunes autistes. Tél. : 03 20 47 80 91. www.aba-france.com/abafrance
20:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.06.2009
La Croix-Rouge fête ses 150 ans
.
Lu sur le site du Télégramme de Brest :

"Il y a 150 ans, lors de la bataille de Solferino, Henry Dunant créait ce qui allait devenir la Croix-Rouge. Si le secourisme reste une activité majeure de l'association, le volet social se développe. En Bretagne, plus de 2.000 bénévoles participent aux multiples actions.
.
Le secouriste en reste l'image emblématique, mais il ne résume plus à lui tout seul ce qu'est, aujourd'hui, la Croix-Rouge.
.
Qui sait, par exemple, que l'association va se lancer dans le micro crédit personnel, qu'elle propose, ici ou là, des «points bébés»?
.
150 ans après la fameuse intuition d'Henry Dunant, la Croix-Rouge a bien changé. Elle s'est adaptée aux nécessités du temps.
.
En Bretagne, la Croix-Rouge compte 450 secouristes qui participent chaque année à 500 postes de secours, mais, au total, ce sont près de 2.000 bénévoles qui contribuent à ses très nombreuses actions (…).
.
À vrai dire, l'éventail des activités de l'association dans ce domaine est assez impressionnant. La Croix-Rouge c'est, par exemple, la gestion de huit Samu sociaux en Bretagne (…).
.
C'est aussi une trentaine de vestiaires ou de vesti-boutiques, un point hygiène à Vannes, des «points bébés» à Rennes et dans les Côtes-d'Armor, sans oublier, bien sûr, les distributions alimentaires qui continuent quand les Restos du coeur s'arrêtent.
.
Le micro crédit personnel fait partie des actions nouvelles que l'association souhaite mettre en place. «Nous sommes dans une phase de discussion avec les banques», explique Yves Minguy (…).
.
Question ressources, la Croix-Rouge compte évidemment beaucoup sur sa quête annuelle qui peut représenter, selon les délégations locales, jusqu'à 30 % de leur budget (...)".
Pour lire l’intégralité de l’article :
.
Le site de la Croix-Rouge : www.croix-rouge.fr
07:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.06.2009
Bourse Solidarité Vacances

Bourse Solidarité Vacances propose à des personnes en situation de précarité des offres de vacances et de loisirs à coût très faible.
Ces offres sont collectées auprès de professionnels de tourisme (SNCF, Air France, Pierre & Vacances VALVVF, Vacanciel, UCPA, etc.)BSV s'appuie sur un maillage territorial de 900 partenaires nationaux et locaux (associations caritatives, CCAS, collectivités locales et territoriales, etc.)
Les séjours proposés par BSV sont des séjours autonomes en France d'une semaine.
Leur prix varie entre 40 et 130 euro par personne et selon les prestations incluses (restauration, animation, etc.)
ANCV - Bourse Solidarité Vacances - 36, bd Henri Bergson - 95201 Sarcelles Cedex. Tél. : 01 34 29 53 00. Courriel : bsv@ancv.fr
07:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2009
Les investissements solidaires en hausse de 34 % en 2008
.

Selon les chiffres du 7e Baromètre de la finance solidaire Finansol - La Croix - Ipsos, le montant des investissements réalisés grâce à l'épargne solidaire atteint 379 millions d'euros.
Concrètement, ce sont 20 000 emplois créés et plus de 1 500 familles logées en 2008, grâce à la finance solidaire. Face à la crise, la finance solidaire est porteuse d'une véritable dynamique responsable et citoyenne.
En cette période de crise, et malgré un encours qui s'est stabilisé autour de 1,6 milliard d'euros, le montant des investissements financés par l'épargne solidaire a continué sa progression pour atteindre 379 millions d'euros (soit une hausse de 34% par rapport à 2007), illustrant ainsi la solidarité de plus en plus forte des placements labellisés Finansol.
18:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.06.2009
Des clés pour Habitat et humanisme
.
Habitat et Humanisme lance sa campagne nationale de sensibilisation et de collecte autour du mal–logement.

Comme chaque année depuis 13 ans, les étudiants du supérieur dédieront leur journée d'intégration à la cause des mal-logés.
.
De septembre à novembre, ils seront près de 8.000, habillés aux couleurs de l'association, à aller à la rencontre des passants, dans une vingtaine de villes françaises.
.
Ils proposeront un objet « clé » (sac, bougie, ...) d'Habitat et Humanisme (2 €), accompagné de l'une des 4 clés symboliques de l'association, et sensibiliseront sur la situation dramatique du mal-logement.
.
Le point fort de la campagne aura lieu le week-end du 10 et 11 octobre. Dans différentes villes de France, les équipes Habitat et Humanisme se mobiliseront autour d'animations festives et symboliques pour rappeler le droit de tous à vivre dans un logement décent.
.
A Lyon, berceau de l'association, Habitat et Humanisme Rhône invitera petits et grands sur l'une des places principales de la ville pour une journée festive et conviviale : spectacle et animations pour enfants, fanfare, lâcher de ballons, tombola, ...
.
A Paris, les équipes locales se mobiliseront à différents endroits pour rencontrer le grand public autour d'animations diverses : collecte de vielles clés, ateliers avec les enfants, buffets préparés par les locataires,
.
D'autres animations et gestes symboliques sur le thème de la clé auront également lieu dans une quinzaine d'autres villes en France : Caen, Besançon, Chartres, Nîmes, Annecy, Lons le Saunier, Limoges, Angers, Vanne, Rouen, Le Havre, Fécamp, Toulon, Challans, Sens, ...
.
L’association Habitat et Humanisme agit depuis 24 ans en faveur des mal-logés. Couvrant 60 départements en France, Habitat et Humanisme permet aux familles et personnes seules, en difficulté, d’accéder à un logement décent à faible loyer, et de bénéficier d’un accompagnement favorisant une véritable insertion.
.
Pour en savoir plus : http://www.habitat-humanisme.org
20:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logement
23.06.2009
Correspondance particulière
.
Lu dans Ouest-France, édition de Cholet :

Lucie, adolescente choletaise, et Christiane, retraitée ardéchoise, se sont écrit à coeur ouvert. Elles publient leurs lettres aux éditions les 2 encres.
.
« Il faut être attentif aux hasards de la vie. À l'aumônerie de son lycée, Lucie, une adolescente de seize ans, a aperçu une annonce de Vivre et l'écrire qui l'a tout de suite attirée.
.
Cette association orléanaise, fondée en 1975, favorise des correspondances entre adolescents et adultes. « Un journal intime qui répond », a lu la jeune fille sur le prospectus.
.
La formule lui a plu. Elle qui avait commencé plein de journaux intimes sans jamais les continuer n'a pas laissé passer l'occasion. Elle s'est portée candidate (…).
.
Son échange épistolaire d'une année avec Christiane, une Ardéchoise, éducatrice spécialisée à la retraite, fut providentielle (…) ».
.
07:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.06.2009
Un site Web pour favoriser l'emploi des seniors
.
Lu le 19 juin sur le site pro.01net.com :
.
Des anciens dirigeants du secteur high-tech viennent de lancer un site baptisé IT-senior-managers.fr pour inciter les entreprises à embaucher des seniors, même ponctuellement.
.
« Dans la pratique, les associations d'anciens mènent des actions diverses et variées en faveur des seniors.
.
Pour augmenter leur visibilité auprès des recruteurs, leur offrir un vivier de candidats plus important et les inciter à confier à leurs membres des missions ponctuelles, neuf d'entre elles - Agora (Oracle), Aster (Steria), Desunilog (Unilog), Escape (Capgemini), Honorix (Xerox), Pomme-F (Apple France), SG3 ( SG2), Sunset (Sun) et 3A (Accenture) - ont mis sur pied un site d'emploi entièrement dédié aux seniors : IT-senior-managers.fr.
.
Sur le site, les recruteurs postent leurs offres d'emploi ou de missions. Ils accèdent potentiellement à un vivier de 3 000 candidats (cadres, managers, dirigeants), dont 90 % sont en activité.
.
Une équipe de bénévoles trie manuellement les CV et les fait suivre immédiatement à tous les membres des associations (…).
.
Outre des opportunités d'emploi à saisir, les seniors peuvent aussi être aidés dans leurs démarches (mise en forme du CV, préparation d'entretien, etc.) par les associations et bien entendu, profiter de ses différents services (…) ».
.
Le site : http://www.it-senior-managers.fr/emploi-it-senior-managers
06:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.06.2009
La solidarité européenne des victimes de l'amiante est en marche
.
Lu le 21 juin dans La Voix du Nord :
.
Une partie des victimes de l'amiante en France s'est donné rendez-vous, hier après-midi, dans les rues de Dunkerque. Et n'oublions pas la présence des Belges et des Italiens, le soutien écrit des Suisses et des Allemands.

« La solidarité européenne des victimes de l'amiante est en marche », lance Alain Guérif, président de l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (ANDEVA).
.
Comment donner tort à ce retraité, militant syndical, ancien des Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire (construction navale) et de Rhône Poulenc (pétrochimie) ?
.
Avant lui, sur la scène dressée au pied de la statue de Jean Bart, viennent de s'exprimer une vingtaine de représentants d'associations de victimes.
.
Les accents trahissent les origines géographiques : la Drôme, l'Ardèche, l'Isère, la région parisienne, le Nord bien sûr, la Belgique et, pour les plus lointains, le nord de l'Italie...
.
On compte une cinquantaine de ces Italiens venus en bus remercier l'ANDEVA de s'être déplacée le 6 avril, à Turin, lors de l'ouverture du procès contre Éternit.
.
À leur tour, ils soutiennent les Français dans leur lutte pour obtenir « un procès pénal de l'amiante » et « le maintien d'un juge d'instruction indépendant », seul capable, selon eux, « d'instruire à charge et à décharge » les plaintes déposées depuis des années (…).
.
La prochaine marche nationale aura lieu à Paris le 10 octobre (et non plus le 3 comme prévu à l'origine). À Dunkerque, les marches des « veuves de l'amiante » reprendront le 15 septembre.
.
Pour lire l’intégralité de l’article :
.
Le site de l’association Andeva : www.andeva.fr
11:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amiante
20.06.2009
Bioforce lance le Portail de la Solidarité
.
Lu le 19 juin sur le site www.ressources-solidaires.org :

« Ce 20 juin, Bioforce, centre de formation et d’orientation professionnelle pour les métiers de la solidarité, lance le Portail de la Solidarité à l’occasion des Assises de la Solidarité Internationale et de la Coopération Décentralisée organisées par le Conseil Régional Rhône-Alpes.
.
Site web d’information grand public, le Portail de la Solidarité est un outil qui permettra à tous d’avoir une vue d’ensemble du secteur solidaire et apportera les informations pertinentes aux personnes qui cherchent à s’engager dans ce secteur (…).
.
Un contenu synthétique pour une vision d’ensemble du secteur solidaire : des fiches thématiques présentant la variété des domaines de la solidarité et des fiches sur les acteurs et les statuts existants
.
Des témoignages vidéo pour une information interactive et concrète avec le concours de professionnels, de personnalités et d’experts : Jacques Attali, Jean-François Mattei, Xavier Emmanuelli, Rony Brauman...
L’adresse du portail : http://www.portail-solidarite.org/
07:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Après les stages d'été, Xavier Darcos lance les cours gratuits en ligne
.
Lu le 19 juin dans Les Echos :
.
« Xavier Darcos poursuit sa reconquête du très lucratif marché du soutien scolaire.
.
A quelques semaines de la fin de l'année, le ministre de l'Education nationale dévoilera aujourd'hui sa nouvelle initiative destinée aux jeunes vacanciers : la mise en ligne gratuite par le CNED (Centre national d'enseignement à distance) de « cours d'été » (leçons, exercices, corrigés...) destinés à l'ensemble des élèves, du primaire à la terminale.
.
Dans un premier temps, toutes les disciplines ne seront pas concernées, mais ces « cours d'été », qui couvriront l'ensemble du programme, donneront un avant-goût des ambitions plus vastes que nourrit le ministère : la mise en ligne, d'ici à quelques mois, de l'ensemble de ses cours.
.
Une « bibliothèque numérique » dont la vocation dépassera largement les seuls jeunes écoliers français, pour s'adresser à un public adulte ou étranger (…)".
.
06:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.06.2009
Xavier Gilbert, parcours d'un chômeur SDF devenu cadre
.
Lu le 18 juin dans L’Expansion :

C'est l'histoire banale d'un homme qui perd son emploi, sa famille, et qui se retrouve à la rue. C'est l'histoire moins banale d'un homme qui parvient à s'en sortir avec un ordinateur portable et une voiture achetée par le biais d'un microcrédit social.
.
« C'est grâce à un microcrédit que Xavier Gilbert est sorti de la rue.
.
"Ce qui m'est arrivé peut arriver à n'importe qui", témoigne ce quinquagénaire, diplômé d'un BTS d'informatique et de logistique, ancien patron d'une PME de transport dans la région parisienne qui a fait faillite dans les années 1990, lui faisant de facto perdre son emploi, mais aussi sa famille et sa maison.
.
Après quelques années passées à vivre de missions d'intérim, Xavier Gilbert décide - suite au décès de son père en 2000 - de quitter la France. Il s'installe au Québec, où il travaille pendant cinq ans.
.
Son retour dans la région parisienne en février 2006 se passe mal : son ex-femme et ses quatre enfants ne veulent plus entendre parler de lui (…).
.
Bénéficiaire du RMI - moins de 400 euros par mois -, Xavier n'a pas de quoi s'offrir un logement. Sans emploi, il devient SDF.
.
Après avoir testé quelques nuits les structures d'accueil d'urgence, où il a été confronté à la violence, à la drogue et au vol, il préfère dormir dans des wagons de trains à quai de la gare de Strasbourg, sous la bienveillance des gardiens de nuit (…).
.
Entre temps, au détour d'une soupe populaire, il découvre un prospectus sur l'association CRESUS, active dans le traitement et la prévention du surendettement (…).
.
Il y rencontre Jean-Louis Kiehl, l'actuel président de la fédération CRESUS. Au bout de deux heures de discussions, ce dernier demande à Xavier ce dont il a réellement besoin pour s'en sortir : "une voiture", répond-il, persuadé que disposer d'un moyen de locomotion est indispensable pour trouver un emploi.
Avec 1.800 euros de crédit, il s'achète une voiture (…) ».
.
07:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.06.2009
Chers voisins...
.
Paru le 23 mai dans Pèlerin :

Nos voisins sont parfois nos meilleurs amis ou nous font vivre l’enfer. Il suffit souvent d’un rien, pour tisser des relations harmonieuses avec eux.
.
Il y a six mois, Marie-Axèle, 41 ans, a emménagé dans un petit immeuble parisien. Depuis, cette chef de projet ne tarit pas d’éloges sur ses voisins. « Ils aident ma fille pour ses devoirs de mathématiques, s’occupent de nos plantes et nourrissent nos lapins en notre absence. Nous leur avons prêté notre clé wifi, pour qu’ils surfent sur Internet », explique-t-elle. Mais les rapports de voisinage sont loin d’être toujours aussi détendus.
.
Dans une enquête récente 1, 90 % des Français se disaient prêts à rendre régulièrement de petits services à leurs voisins. Mais dans une autre étude 2, seuls 45 % déclaraient discuter parfois avec eux, sans réellement les connaître. Cette distance varie beaucoup selon l’âge : contrairement aux idées reçues, les 50-64 ans sont les plus nombreux à ouvrir leurs portes et à se recevoir entre riverains (40 %).
.
« Les relations de voisinage ont profondément changé. Il y a une trentaine d’années, on ressentait souvent une complicité naturelle avec ses voisins. C’est plus rare aujourd’hui », explique Nathan Stern, sociologue. Henri, 62 ans, en est témoin. Ce consultant séjourne régulièrement dans la propriété où il a grandi, dans la Drôme. « Lorsque j’étais enfant, les voisins se retrouvaient après la traite pour la veillée. Nous jouions pendant que nos parents bavardaient autour d’une tisane. Désormais, chacun vaque à ses occupations », constate Henri.
.
Les rapports entre voisins diffèrent des liens qui se tissent entre collègues ou membres d’une famille. Parfois placés sous le signe de l’amitié, ils sont le plus souvent spontanés, gratuits et dénués de notion de devoir et de hiérarchie sociale. Yves, 30 ans, a ainsi trouvé auprès de sa voisine Isabelle, 68 ans, une épaule et une confidente. « Lorsque j’ai le blues, elle le devine tout de suite et m’invite à dîner. Nous allons souvent à la messe ensemble. J’éprouve un vrai plaisir à lui rendre service, dès que je le peux », confie cet élève officier.
.
Les commerçants de quartier offrent une autre occasion de voisiner. Leurs boutiques ou leurs étals constituent un point de rencontre privilégié, qui permet à chacun de se sentir intégré dans une même communauté. Jeannine, 73 ans, les fréquente avec assiduité. Installée au Mans, cette retraitée et son mari Lucien ne renonceraient pour rien au monde à leurs balades hebdomadaires au marché du coin. « C’est notre petit plaisir ! On apprend les dernières nouvelles : un tel se marie, une autre vient d’avoir un petit-fils. Ici, tout se sait ! », confie cette Mancelle pétillante.

Malgré tout, l’anonymat et son corollaire, l’indifférence, sont monnaie courante, en particulier dans les grandes villes. Il n’est plus rare de vivre dans le même immeuble durant des mois sans s’adresser la parole. « Le voisin devient une sorte d’intime étranger, un gêneur potentiel dont on se méfie, de peur qu’il n’envahisse notre espace vital » regrette Nathan Stern.
.
Les conflits de voisinage, qui se sont multipliés ces dernières années, traduisent cette tension. Françoise, 62 ans, en a fait les frais. Installée dans une maison à Breuil-sur-Merize, un village sarthois, cette retraitée a bataillé durant plusieurs mois avec des riverains indélicats. « Leur chien passait sa journée à aboyer, en leur absence. J’ai cru devenir folle ! » raconte Françoise. L’histoire, heureusement, s’est bien terminée. « Un jour, je leur ai offert un collier anti-aboiements. Leur chien a cessé son vacarme et j’ai enfin retrouvé la paix ».
.
La peur de déranger n’explique qu’en partie une telle distance. L’essor de la mobilité géographique et l’éclatement des rythmes de vie, spécifiques à chacun, rendent de facto les occasions de se croiser plus rares. Jean-Marc, 47 ans, en a fait l’expérience avec son voisin de palier, enseignant. « Nous pouvons rester plusieurs jours sans nous croiser. Lorsque je quitte mon immeuble le matin, il est déjà parti », résume ce chargé de mission.
.
La distance entre voisins est également liée à l’individualisme ambiant. « Aujourd’hui, les réseaux de communication sont centrés sur la famille et le travail. Parce que leur temps est compté et que leur désir de préserver leur tranquillité est fort, certains préfèrent se protéger, en évitant de tisser des liens trop étroits avec leur entourage », explique Nathan Stern. Une opinion partagée par Jean-Marc. « Ma compagne est très sensible au bruit. Ce n’est pas très convivial, mais pour moi, un bon voisin, c’est avant tout quelqu’un de discret et de silencieux ! ».

Par ailleurs, les concierges, qui représentent un formidable relais entre les habitants d’une même résidence, tendent à disparaître. Gardien dans un immeuble de quinze étages, à Lyon, Claude, 43 ans, s’attache à favoriser les relations entre ses occupants. « Je connais tout le monde. Quand une personne âgée est hospitalisée, je donne de ses nouvelles aux autres résidents, lorsqu’ils s’inquiètent de son absence. Je présente aussi les nouveaux venus à la présidente de l’immeuble. Certains n’attendent qu’une occasion pour bavarder ».
.
Car face au contexte économique difficile, les liens de voisinage, malgré la défiance dont ils font l’objet, apparaissent de plus en plus comme un atout et un rempart contre la solitude, reléguée au rang de menace. « Lorsque nous organisons la Fête des voisins, les gens ne demandent pas mieux que de participer », raconte Jeannine, qui anime également une commission « mieux vivre » dans son quartier.
Trouver la juste distance
Comment tisser des relations harmonieuses avec ses voisins, en évitant les intrusions et les orages ? « La première règle est de ne pas attendre d’avoir un reproche à leur faire pour lier connaissance avec eux », estime Nathan Stern. Marie-Axèle applique cette devise à la lettre. « Mon mari et moi avons déménagé à quatre reprises en six ans. A chaque fois, nous organisons un apéritif avec nos voisins, pour pendre la crémaillère », raconte la jeune chef de projet.
.
Une initiative payante selon elle. « Nos voisins ont deux jumeaux de 18 ans, qui invitaient parfois leurs copains pour faire la fête, en leur absence. Nous devions supporter la musique jusqu’au petit matin. Nous avons pu en discuter calmement avec eux. Désormais, ils font plus attention. L’autre jour, ils ont même affiché un petit mot pour nous prévenir dans le hall. De notre côté, nous les trouvons si sympathiques que nous acceptons d’être tolérants ».
.
Principal objet de litiges, le bruit est en effet perçu différemment, selon l’idée que l’on se fait de son auteur et du respect qu’il nous porte. Il arrive que le voisin ne soit pas entièrement fautif : parfois, une isolation insuffisante accroît les nuisances sonores. « Ma voisine du dessous, qui est retraitée, met le volume de sa télévision très fort. Pour ne plus être dérangé, je lui ai demandé de le baisser et j’ai acheté des tapis », confie Yves.

Car faire part à son voisin de son mécontentement, en gardant son calme, plutôt que d’accumuler les non-dits, évite d’exploser ensuite pour une broutille. Par ailleurs, les petits « bonjour » quotidiens contribuent à une bonne entente, même s’ils peuvent paraître anodins. « Lorsqu’ils sont mécaniques, ils nous enferment dans une relation stéréotypée et superficielle qui met tout le monde mal à l’aise. Mais quand ils sont sincères, ils permettent à chacun de se sentir respecté et reconnu par l’autre », explique Isabelle Filliozat, psychothérapeute 3.
.
Trouver un juste milieu entre indifférence et indiscrétion est également primordial, pour éviter les brouilles. « Il n’existe pas de règle type. La frontière se situe à l’intersection des désirs de chacun et dans l’écoute qu’il apporte à l’autre », ajoute Isabelle Filliozat.
.
Françoise, la retraitée sarthoise, a trouvé la distance qui lui convient avec sa voisine, passionnée de broderie. « Nous sommes toutes les deux très discrètes, et il ne nous viendrait pas à l’esprit de sonner l’une chez l’autre pour un oui ou un non. Lorsque son mari est absent, je m’invite à prendre un petit café chez elle, car je suis sûre de ne pas la déranger ».
.
Les petits services entretiennent aussi la confiance. Si la réciprocité est de bon aloi, la règle du « un prêté pour un rendu » n’est pas de mise. Christian, 53 ans, l’a bien compris. « Avec les beaux jours, l’une de mes voisines, Marguerite, 85 ans, m’invite souvent à cueillir des cerises dans son jardin. Si un jour, elle a besoin d’un service, je ne demanderai pas mieux que de la dépanner », sourit ce logisticien. Un échange de bons procédés qui vient du cœur et qui illumine leurs journées.
.
1.BVA, mai 2008.
2. TNS-Sofres, mai 2006.
3. Les Autres et moi, Lattès, 237 p., mai 2009
06:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.06.2009
Bientôt une crèche chez les anciens
.
Lu le 16 juin dans Presse Océan :

La Chapelle. La maison de retraite du Ploreau ouvre une crèche pour favoriser l’intergénération.
.
« Dans le parc de la résidence, « Les Petits Pas du Ploreau » accueilleront vingt enfants en avril 2010.
.
Tout est parti d’une belle journée de pique-nique, il y a un an de cela : « Une rencontre dans le cadre de nos échanges entre la maison de retraite et la crèche Capucine. Les petits avaient passé un bon moment auprès de nos pensionnaires ravis et l’on voyait là les bienfaits de l’intergénération. »
.
Christophe Roquebert, directeur de la résidence du Ploreau, en profite pour échanger avec l’éducatrice de jeunes enfants, « qui m’explique que les listes d’attente pour la crèche vont jusqu’en 2010. Ça m’a travaillé toute la nuit. Il y avait quelque chose à faire… » (…).
.
Le directeur a contacté Béatrice Jaunet, conseillère municipale subdéléguée à la petite enfance, qui était plus qu’enthousiaste (…).
.
La résidence du Ploreau étant une structure associative, le projet a été présenté et validé en décembre 2008 par le conseil d’administration de l’association du Ploreau, présidé par Roger Merlet.
.
Par la suite, un comité de pilotage regroupant la CAF, la PMI, la mairie, la direction et les administrateurs de l’association s’est constitué.
.
Pour ne pas importuner les retraités, l’équipe a opté pour une construction modulaire. « Les bâtiments de 220 m2 sont montés dans une usine à La Roche-sur-Yon. Restera plus qu’à relier tout cela aux réseaux en février-mars. »
.
Au sein du parc, l’aire de jeu des enfants sera ouverte aux anciens qui pourront regarder les petits s’amuser » (…).
07:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : intergénération
16.06.2009
L'initiative fera-t-elle école ?
.
Lu dans le Monde du 16 juin :
.
« Un éditorial dans le Wall Street Journal et un article dans le New York Times, un autre dans le Financial Times, autant dans la Gazzetta dello Sport en Italie, un reportage à la BBC et bien d'autres encore, jusqu'à la chaîne néo-zélandaise TVNZ ou le site du Dakar Times.
.
Le tour de France pénitentiaire a suscité une vive curiosité internationale. C'est que l'initiative est inédite.
.
"Nous sommes des pionniers", assure Jean-Paul Chapu, qui avait tenté l'expérience en moins grand, au cours des deux années précédentes.
.
"Nous avions organisé la Ch'ti-Ventoux, il y a deux ans, avec quelques détenus de Valenciennes, et il y a un an nous avons participé à la Ch'ti-Cassis avec deux détenus en situation probatoire", explique-t-il.
.
Mais ces deux expériences s'étaient déroulées à l'abri des médias. Cette fois, l'initiative, médiatisée, pourrait faire école.
.
Des responsables de l'administration pénitentiaire néerlandaise devaient rejoindre la caravane à partir du 16 juin pendant quatre jours ».
.
20:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.06.2009
4e journée mondiale contre la maltraitance des personnes âgées ce lundi
Reçu ce communiqué de presse de l’association Alma :

Des personnes âgées, en particulier les plus fragiles d'entre elles, sont victimes d'actes révoltants, contraires au respect de la dignité et souvent au droit :
.
indélicatesses, négligences, traitements dégradants, abus de confiance, pressions financières, démarchages commerciaux abusifs, violences verbales voire actes de maltraitance physiques sont quelques-uns des maux auxquels elles sont exposées.
.
L’essentiel des cas de maltraitance a lieu à domicile. Remédier à ces situations ne passe pas forcément par le circuit judiciaire, mais par l’écoute et la médiation, ce qui demande du temps et l’implication de nombreux intervenants.
AFBAH : L'Association Française pour la Bientraitance des Aînés et/ou Handicapés gère la réception des appels du 3977 et offre aux appelants une écoute professionnelle pour les soutenir et les orienter.
.
Le 3977 est un espace de parole neutre, pour témoigner de situations de maltraitance ou pour parler des difficultés dans l’aide apportée à une personne âgée ou un adulte handicapé.
.
ALMA France : Allô Maltraitance des personnes âgées et/ou handicapées. Depuis 1994 le réseau ALMA s’est progressivement mis en place. Il fait appel à des bénévoles compétents, retraités, étudiants ou
salariés, tous formés à l’écoute et aux différents aspects des maltraitances.
.
Les situations décelées à la suite des appels sur le 3977 ou sur la ligne directe des centres sont analysées, conseillées et suivies.
.
.
07:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


