16.06.2008
Le Secours catholique souhaite le développement du microcrédit social
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Le Secours catholique a souhaité lundi 16 juin que les banques accueillent mieux les personnes en situation d'exclusion bancaire et a appelé à une meilleure formation des bénévoles de l'association à la question du microcrédit social.
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14.06.2008
Deux Robinson modernes pour l’île de Quéménès
Il y a quelques mois, nous avions rencontré Soizic et David Cuisnier, lors d’un reportage sur l’île de Quéménès. L’émission Thalassa a retracé récemment leur parcours. Ce jeune couple vient d'atteindre son but : accueillir sur cette île autrefois sauvage ses premiers hôtes. Voici le récit que nous leur avions consacré. Pour le reste, Quéménès vous attend !
Sur le chemin qui serpente dans la lande, sur l’île de Quéménès (Finistère), Soizic et David Cuisnier, les nouveaux maîtres des lieux, observent avec satisfaction la petite éolienne battue par les vents qui domine l’écurie et le four à goémon (en photo, Soizic).
Au loin, l’île d’Ouessant scintille en un trait minuscule dans l’océan. En cette matinée ensoleillée, rien, hormis le cri des goélands, ne semble pouvoir perturber le calme de ce site de vingt-six hectares, situé dans l’archipel de Molène, à une heure de bateau du continent.
« Lorsque nous nous sommes installés sur cette île déserte, en mars 2007, nous n’avions pas d’eau potable, ni d’électricité. La plupart des bâtiments étaient inoccupés depuis quinze ans. Tout était à faire. Aujourd’hui, nous sommes totalement autonomes sur le plan énergétique, grâce à un dispositif qui combine toute la palette des énergies renouvelables. D’ici quelques mois, nous cultiverons un hectare et demi en maraîchage biologique et au printemps, nous ouvrirons trois chambres d’hôtes », raconte David Cuisnier, 30 ans.
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Un projet du conservatoire du littoral
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L’épilogue d’une aventure débutée il y a quatre ans, à l’initiative du conservatoire du littoral.
En février 2003, ce dernier décide en effet d’acquérir cette île privée, mise en vente trois ans plus tôt, pour un montant de 530 000 €.
L’objectif : faire revivre le site, en favorisant la mise en place d’une activité vivrière viable et respectueuse de l’environnement, qui permette de préserver le milieu naturel riche en espèces protégées (grands gravelots, busards des roseaux, etc). « L’université de Bretagne occidentale a recensé les richesses patrimoniales. Le résultat était éloquent », confie Denis Bredin, délégué régional au conservatoire du littoral.
Des menhirs révèlent en effet la trace d’une présence humaine, dès la préhistoire. Acquise en 1960 par un paysan, Quéménès compte également un ancien corps de ferme en pierres, édifié à partir du milieu du dix-neuvième siècle.
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Un habitat typique
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« Dans les années cinquante, une trentaine de personnes y vivaient de la production de pommes de terre et de céréales. Plus du double cultivaient les champs d’algues. L’îlot et son habitat étaient typiques des exploitations qui peuplaient autrefois les îles bretonnes, et qui ont toutes disparu. A ce titre, il était essentiel de préserver ce patrimoine et de le faire découvrir au public », ajoute Denis Bredin.
Dès l’année suivante, des travaux d’urgence sont engagés pour sauver les bâtiments. Le coût du chantier, d’un montant total de 500 000 €, est assumé pour moitié par le conservatoire, et pour l’autre par l’Union européenne.
Reste à trouver les perles rares prêtes à créer leur entreprise sur l’île et à s’y établir. Au printemps 2006, onze apprentis Robinson répondent à l’appel à candidatures lancé par le conservatoire du littoral.

« A l’époque, David et moi rêvions de changer de vie. J’étais animatrice de classes de mer, mais mon travail était saisonnier. De son côté, David était responsable d’un magasin de matériel de plongée à Brest, mais il s’ennuyait », explique Soizic Cuisnier, 25 ans.
Ecarté dans un premier temps par le jury, le projet du jeune couple est finalement retenu, six mois plus tard. « Nous pensions qu’il n’y avait plus d’espoir. Lorsqu’on nous a rappelés, nous ne pouvions pas y croire », ajoute cette Dunkerquoise d’origine.
Dès lors, les événements se précipitent. Située à huit kilomètres du continent, Quéménès ne peut être reliée au réseau terrestre d’alimentation en électricité.
Or, la production de courant par un groupe électrogène s’avère trop coûteuse. « Dans un milieu naturel si fragile, au cœur du parc naturel de l’Iroise, l’usage d’énergies renouvelables était une évidence », estime Denis Bredin.
Une étude subventionnée par l’Ademe (Agence de développement et de maîtrise de l’énergie) et la Région Bretagne , permet d’évaluer les futurs besoins du couple avec précision.
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Une île verte
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« L’usage d’appareils électroménagers adaptés, comme les lampes basse consommation ou les appareils froids performants, a permis d’alléger les besoins de manière significative », résume Gilles Petitjean, délégué régional de l’Ademe.
Pour y répondre, l’agence et EDF optent pour la création d’un dispositif de production mixte. Six capteurs solaires thermiques sont placés au pied du gîte, pour permettre une production d’eau chaude sanitaire d’une capacité de 500 litres.
Quatre-vingt deux panneaux photovoltaïques, fixés sur le toit des bâtiments et reliés à un générateur, assurent la couverture des besoins en électricité d’avril à septembre.
Une éolienne de 2 500 watts prend la relève en hiver. Les gouttières des habitations, raccordées à une citerne, permettent de constituer une réserve suffisante en eau de pluie.
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Une vitrine en matière d'énergies renouvelables
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« La prouesse n’est pas technique. Mais Quéménès représente une vitrine de tout ce qu’il pourrait être possible de développer en termes d’énergies durables, dans les zones isolées et chez monsieur Toutlemonde », explique Vincent Denby-Wilkes, responsable EDF en Bretagne.
Le dispositif, d’un coût de 180 000 €, a été financé à parts égales par les partenaires du projet, le conservatoire du littoral, le conseil régional de Bretagne, l’Ademe et EDF.
« Toutes ces installations nous ont ouvert les yeux. Désormais, nous faisons attention à l’énergie que nous consommons, sans nous restreindre », confie Soizic Cuisnier.
Le jeune couple, qui dispose d’un bail de neuf ans, a encore du pain sur la planche. « Nous avons conscience de vivre une aventure à part. Lorsque j’ai découvert l’île, la première fois, j’ai eu l’impression de débarquer sur une autre planète. Sur le papier, Quéménès est un caillou perdu en mer. Mais ici, il existe une qualité de silence et des paysages à couper le souffle », confie David Cuisnier. Une sérénité partagée par sa compagne. « Nous allons travailler ensemble et vivre de ce que nous aimons. Pour démarrer dans la vie, quoi rêver de mieux ? ».
Blog de Sylvie et David Cuisnier : http://iledequemenes.hautetfort.com
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07.06.2008
Un collectionneur de sons de cloches

Avez-vous imaginé un jour, ce que pourraient être nos villes sans le brouhaha des voitures, des conversations, des klaxons et de tout ce tapage auquel nous ne prêtons plus attention, à force de l'entendre ?
Mickaël Rouyer, lui, s'y essaye chaque jour. Et les sons qu’il entend ont traversé les siècles et les mémoires de plusieurs générations, même s’ils nous échappent complètement.
Mickaël, un jeune agent d’entretien de 28 ans, est collectionneur de sons de cloches. Pas de la trempe de ceux qui gardent pour le plaisir de posséder. Plutôt du genre poète et obstiné, accroché à ses idées.
Tout a commencé il y a six ans, lorsque le jeune homme, pupille de la nation, assiste par hasard à un mariage. Ce jour-là, les cloches sonnent à toute volée.
Par hasard, Mickaël a son magnétophone dans son sac. Il enregistre sans savoir pourquoi la volée claire et joyeuse, sous le regard étonné des invités, qui lui sont étrangers.
Mais maintenant qu’il a un son en boîte, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Dans le diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo, il y a tant d’églises, tant de cloches émouvantes qui sonnent ici et là à toute volée.
Mickaël décide de les enregistrer. Il ne possède ni voiture, ni moto, mais un vieux vélo.
Grâce à lui, il parcourra durant près de six ans des centaines de kilomètres, de ville en village, d’église en chapelle, d’abbaye en cathédrale.
Par tous les temps, Mickaël enregistre, pédale, réfléchit. Où dort-il ? Ici et là, dans un abri de fortune, sur le bord d’une route. Que mange-t-il sur sa route ? Ce qui lui tombe sous la main, quand il trouve.
Pourquoi faire ? On lui a posé cent fois la question. On l'a même pris pour un dingue. Mais Mickaël possède une réponse toute prête. « Les curés et les fidèles sont de moins en moins nombreux dans les églises. Dans certains édifices, les cloches ne sonnent plus qu’en de rares occasions, par exemple pour les baptêmes », explique-t-il.
Mickaël, lui a « rencontré Dieu » à l’âge de 12 ans, lorsqu’il dut quitter sa première famille d’accueil, pour une seconde qui lui fit découvrir la foi.
Aujourd’hui, il trouve dans la volée claire des cloches la « paix et la sérénité » qui lui manquent tant.
Eglise Saint-Pierre à Monthault et son carillon « rayonnant ». Eglise de Saint-Médard à Chauméré et ses deux cloches à cordes. Cathédrale de Rennes, et son bourdon de neuf tonnes, suspendu à 50 mètres du sol. Il les connaît toutes. Elles sont toutes là, surlignées en vert sur une carte routière.
Le jeune Rennais a enregistré près de 500 cloches. Pour atteindre son but, il lui reste encore à mettre en boîte celles d’une demi-douzaine d’églises, fermées au public pour des raisons de sécurité.
Mais le collectionneur est patient. Il rêve désormais de réaliser un CD, avec l’ensemble des sonneries qu’il a enregistrées, pour que la mémoire de ce patrimoine musical, écho de notre enfance et des temps forts de notre vie, ne se perde jamais.
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Mickaël Rouyer : 2 rue Alphonse Nonclercq, 35700 Rennes. Tél. : 06 20 89 96 83.
20:49 Publié dans Portrait, parcours de vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.06.2008
Une souscription pour Essor Ecuador
Simone Houlbert, fondatrice d'Essor Ecuador, voue depuis des années toutes ses économies et toute son énergie à faire vivre cette association, en Equateur. Grâce aux jardins qu'elle cultive gratuitement, des centaines d'enfants peuvent s'alimenter correctement, dans plusieurs crèches et halte-garderies du pays. Voir l’article sur ce site
Il y a quelques temps, l’association, menacée d’expulsion à cause de la construction prochaine d’un aéroport, avait finalement réussi à conserver ses terres.
Mais cette fois-ci, d’autres problèmes se font jour et mettent en péril son existence. Simone Houlbert lance donc un appel aux bonnes volontés, le premier depuis la naissance d'Essor Ecuador, en 1997.
Le communiqué :
« Après les événements entre l’Equateur et la Colombie , un calme précaire semble revenu. Cete crise intervient après les deux mois de forte agitation du volcan Tungurahua et les inondations dans le Sud et sur la côte du pays. L’ensemble du territoire touché par ces épreuves subit encore aujourd’hui de fortes pluies.
Dans la Sierra où nous sommes, le contexte est préoccupant. Les conditions climatiques ont entraîné une hausse des prix sur les produits alimentaires de base (riz, maïs, bananes, cacaco, café) ainsi que sur les fruits et légumes dont les cultures ont été détruites.
A son échelle, Essor Ecuador continue de livrer les centres infantiles, malgré les dommages qui affectent certaines récoltes.
Avec le nouveau gouvernement, beaucoup de lois changent et pour suivre cette évolution, Essor Ecuador doit désormais avoir recours à un avocat et un comptable équatoriens pour traiter avec les autorités. Pour se mettre en conformité sur les deux années antérieures, l’association est pénalisée : le montant s’élève à 4 000 dollars.
Face à cette situation, nous lançons à titre exceptionnel, une souscription de dix euros par membre. Sans votre soutien, l’activité d’Essor Ecuador risque d’être fortement compromise.
Nous comptons sur vous ».
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Essor Ecuador : 15, place Centrale, 21800 Quétigny. Tél. : 03 80 52 64 96. Mail : essorecuador@hotmail.com
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