09.02.2009

La crise accentue l’intérêt pour le microcrédit

.

Lu dans le Monde du 6 février :

 

« La crise économique va-t-elle renforcer la demande en matière de microcrédit ? Sur le terrain, d'un bout à l'autre de la planète, les acteurs de la microfinance, qui permet aux plus démunis d'avoir accès au crédit et de démarrer une activité économique, témoignent de l'arrivée à leurs guichets de nouveaux clients, victimes de la crise.

 

.

.

"Depuis quelques semaines, nous avons des demandes de la part de menuisiers, de couturières, de coiffeurs, qui se tournent vers nous parce que leurs banques ne veulent pas ou plus leur prêter", constate Noureddine Ayouch, président de la fondation Zakoura, l'une des grandes institutions marocaines de microcrédit.

 

Pancho Otero, directeur de l'Institut des politiques pour la microentreprise de Santa Cruz (Bolivie), confirme que, dans certains pays du continent américain, "très dépendants de l'économie américaine, la hausse du chômage va engendrer une augmentation de l'économie informelle mais aussi une progression de la demande en microcrédit", bouée de sauvetage pour les exclus.

 

Selon de nombreux experts, le microcrédit devrait donc jouer un rôle d'amortisseur pour le chômage. Cette fonction n'est pas négligeable alors que, selon le Bureau international du travail (BIT), la crise devrait faire basculer jusqu'à 176 millions de travailleurs dans la pauvreté en 2009 (…).

 

Pour lire la suite :

 

Repères :

.

Selon les études menées par PlaNet Finance (…), le secteur du microcrédit connaît une croissance annuelle de 30 %.

La demande potentielle est évaluée à 263 milliards de dollars (206 milliards d'euros).

Près de 70 millions des clients de la microfinance vivent avec moins d'un dollar par jour.

 

Ecrire un commentaire