31.05.2009

Plan autisme: plus de places que prévues créées depuis un an, selon Létard

.

Lu le 28 mai sur le site du Nouvel Obs cette dépêche AP :

.

« Un an après l'annonce en mai 2008 du plan Autisme, plus de 1.150 places d'accueil ont été crées sur les quelque 990 prévues sur la première année, s'est félicitée jeudi la secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard, lors d'une visite d'un Institut médico-éducatif à Paris.

.

"Au rythme où nous allons, nous aurons atteint les 4.100 places fixées par le plan en trois ans au lieu de cinq", a-t-elle déclaré.

.
Le plan annoncé l'an dernier prévoit de créer 4.100 places supplémentaires sur cinq ans, de renforcer la formation des professionnels, d'améliorer le diagnostic et l'offre de soins.

.

Le plan met également l'accent sur de nouvelles méthodes de prise en charge, éducatives et comportementales, moins médicalisées. Des méthodes encore peu pratiquées en France et que le plan prévoit d'expérimenter et d'évaluer.

.

Agnès Woimant, administratrice de l'association Autisme France, a toutefois estimé que la situation sur le terrain n'avait pas changé.

.

"Il y a 6.000 bébés autistes qui naissent chaque année, donc ce n'est de toute façon pas assez", a-t-elle expliqué sur RTL.

.

Insistant sur la nécessité de proposer aux enfants des "programmes éducatifs adaptés", elle a dit constater que sur le terrain, les "professionnels" et les formations "restent les mêmes" et "ça n'avance pas".

.

Thierry Nouvel, directeur de l'Unapei (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis), estime de son côté qu'il est prématuré de tirer un bilan, d'autant que la France "part de loin" dans ce domaine.

.

Pour lire la suite :

 

29.05.2009

Semaine du microcrédit du 2 au 6 juin

topilluinfos.gif

Du 2 au 6 juin, plus de 70 forums seront organisés dans toute la France à l’occasion de la 5e édition de la Semaine du microcrédit.

.

Créée par l’Adie (l’Association pour l’aide à l’insertion économique) en 2005 à l’occasion de l’Année internationale du microcrédit, l’opération investira places d’hôtel de ville, rues piétonnes, métros, bus, centres commerciaux, marchés.

.

Outre des informations sur l’Adie et le microcrédit, les forums mettent en avant le témoignage de micro-entrepreneurs financés par l’Adie. L’occasion pour le public de partager leur expérience et d’échanger sur la création d’entreprise de manière concrète.

.

L’accent sera mis sur l’offre d’accompagnement proposée aux micro-entrepreneurs par l’Adie pour qu’ils pérennisent leur activité : conseils, services et formations adaptées à leurs besoins, proposés gratuitement pendant le remboursement du prêt.

.

Le nouveau statut de l’auto-entrepreneur mis en place depuis le 1er janvier 2009 sera également à l’honneur de la Semaine du Microcrédit.

.

En 2008, 50 grands forums et 40 forums de proximité ont été organisés en France métropolitaine et Dom-Tom. En 5 jours, 7 389 personnes n’ayant pas accès aux banques pour financer leur entreprise ont déposé leur projet.

 

Pour en savoir plus : http://www.semaine-microcredit.org/

 

Microcrédit : beaucoup plus de prêts à cause de la crise

.

Lu le 28 mai sur le site des Echos :

.

« Le nombre de prêts octroyés en microcrédit en France a augmenté de 30% en 2008, selon l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) qui s'attend à une hausse du même ordre pour 2009, essentiellement à cause de la crise.

.

L'Adie a accordé 13.000 prêts en 2008 contre 10.000 en 2007, a indiqué à l'AFP cette association, quasiment la seule habilitée par les pouvoirs publics à faire ce type de prêts destinés aux exclus du sytème bancaire traditionnel (…).

.

Selon l'Adie, 75% des "micro-entrepreneurs" qu'elle a financés "se déclarent directement touchés par la crise économique actuelle". Pourtant, 80% d'entre eux se disent "optimistes pour les deux ans à venir".

.

Ceux qui s'en sortent le mieux sont "ceux qui ont créé leur activité dans le domaine des services" tandis que "le commerce, et notamment le commerce ambulant, est plus fortement touché que les autres secteurs", poursuit l'organisme, qui a interrogé 452 de ses clients (…).

.

La crise a aussi eu pour effet d'augmenter "un peu" le nombre d'impayés, a ajouté Maria Nowak, sans donner de chiffres. Ce taux n'a toutefois "pas explosé" car "nos clients travaillent souvent dans des secteurs qui sont moins touchés par la crise que la grande industrie", a-t-elle nuancé (…) ».

.

Pour lire l’intégralité de l’article :

 

L’accès des immigrants au logement : défis démographiques, défis pour l’inclusion

accueil.gif

 

La crise du logement frappe aujourd’hui toutes les classes sociales et les populations immigrantes en particulier.

.

A l’heure où le logement est devenu le vecteur privilégié de l'exclusion, des solutions politiques doivent être trouvées. Le Centre culturel Calouste Gulbenkian invite à une journée d’études s’interrogeant sur les enjeux de telles politiques, le mardi 16 juin 2009 de 9 h à 18 h.

.

Les formes d’exclusion des immigrants face au logement varient selon les caractéristiques de chaque sous-groupe d’immigrants.

.

Elles sont très liées à la couleur de leur peau, à leur ethnie et à leur statut légal : ceux qui sont demandeurs d’asile et qui attendent une réponse, ceux qui ont vu leur demande refusée mais qui restent, ceux qui ont déjà obtenu ce statut, ou encore tous les autres immigrants « officiels ».

.

Pour être efficace, une politique destinée à promouvoir l’inclusion et à faire la prévention de l’exclusion doit prendre en compte ces différents groupes.

.

Le but de cette journée d’études est d’explorer ces relations complexes et de réfléchir sur des solutions politiques.

.

Elle réunira des personnalités de domaines divers – universitaires, planificateurs politiques, représentants d’associations publiques, privées et de droit mixte, qui travaillent avec les différents sous-groupes de la population immigrée et avec différentes formes de logement.

.

Le débat se concentrera sur les réalités en France et l’histoire des émigrés portugais en Ile-de-France, tout en abordant les situations d’autres pays à travers la participation d’experts internationaux.

.

Centre culturel Calouste Gulbenkian : 51, avenue d’Iéna, 75016 Paris. Tél. : 01 53 23 93 93. www.gulbenkian-paris.org

28.05.2009

L'épargne solidaire a bien résisté à la crise

.

Lu sur le site du Point cette dépêche AFP :

.      

« L'encours des produits d'épargne solidaire s'est stabilisé en France en 2008, tandis que les investissements se sont affichés en nette progression, témoignant d'une résistance à la crise, selon le 7e baromètre annuel Finansol/Ipsos/La Croix* publié mardi.

.

En 2008, l'encours des produits d'épargne solidaire s'est établi à 1,634 milliard d'euros contre 1,625 milliard un an plus tôt, mais avec des évolutions très contrastées selon les types de placements.

.

Les actions non cotées (+23 %) et les livrets solidaires (+28 %) ont ainsi connu de fortes progressions, "s'affichant comme des valeurs-refuges", souligne l'observatoire Finansol dans un communiqué de presse.

.

En revanche, les OPCVM (organismes de placement collectif de valeurs mobilières) et les fonds d'épargne salariale solidaire ont "subi de plein fouet les effets de la crise financière" (-19,81 %).

.

En outre, le montant des investissements solidaires -qui permettent de financer des projets destinés à l'insertion de personnes en difficulté, au développement ou à la protection de l'environnement- a augmenté de plus de 100 millions d'euros en 2008 pour atteindre 379 millions d'euros (+34 %).

.

Ces investissements ont permis de créer ou consolider 20.000 emplois et de loger ou reloger quelque 1.500 familles, le logement étant le premier poste financé par l'épargne solidaire (38 %), souligne Finansol dans son étude ».

.

* Enquête réalisée les 3 et 4 avril 2009 sur un échantillon de 976 personnes

 

Pour lire la suite :

 

 

27.05.2009

Le revenu de solidarité active facilite le retour à l’emploi

.

Lu le 24 mai dans La Croix :

Déjà testé dans un tiers des départements français, le dispositif sera généralisé le 1er juin.

« A une semaine de sa généralisation, le revenu de solidarité active (RSA) fait déjà l’objet d’un premier bilan. Depuis la fin 2007, il est expérimenté dans un tiers des départements français.

.

Présidé par François Bourguignon, directeur de l’École d’économie de Paris, le comité d’évaluation des expérimentations du RSA a déposé vendredi 22 mai son rapport au Parlement, après l’avoir remis à Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives et artisan de la réforme.

.

Principal constat : « Le taux de retour à l’emploi des bénéficiaires de minima sociaux est plus élevé dans les zones d’expérimentation du RSA » que dans les zones comparées où il n’est pas appliqué (…).

.

Toutefois, « il y a une grande variabilité selon les zones et les périodes », explique-t-il.

.

Dans les zones expérimentales, le taux moyen de retour à l’emploi est plus élevé de 9 % que dans les zones dites témoins, non concernées par le RSA.

.

Ce taux est mesuré sur quinze mois consécutifs – de janvier 2008 à mars 2009 – dans les 33 départements visés par l’étude. Le comité d’évaluation souligne qu’une part d’incertitude demeure quant à la mesure du rôle du RSA dans le retour à l’emploi.

.

Toutefois, la probabilité que cet écart soit lié au RSA reste forte.

.

Au total, ce sont 15.000 foyers allocataires du revenu minimum d’insertion (RMI) ou de l’allocation de parents isolés (API) qui ont été concernés par les expérimentations.

.

Comme d’autres allocations, le RMI et l’API seront remplacés par le RSA à compter du 1er juin. Une fois généralisé, le RSA sera évalué pendant trois ans (…) ». 

.

Pour lire la suite :

 

26.05.2009

La solidarité de voisinage en temps de crise

.

A l’occasion de la 10e édition de la Fête des voisins, qui a lieu ce 26 mai, un sondage * s’intéresse à la réalité des solidarités de voisinage. En voici les principaux résultats.

 

nav_bckg_1.jpg

« Depuis le début de la crise, trouvez- vous que l’entraide et la solidarité entre voisins se sont renforcées ? »

.

24% des personnes interrogées sont d’accord, et 5 % d’entres elles sont tout à fait d’accord. Les jeunes (-25 ans) et les seniors (+ 60ans) sont ceux qui considèrent le plus que l’entraide et la solidarité entre voisins se sont renforcées (près de 30%). 73% des personnes interrogées ne sont pas d’accord.

«En cas de coup dur, compteriez-vous sur vos voisins, votre famille ou vos amis ? »

.

83% des personnes interrogées citent en premier la famille, 3% des personnes interrogées ont répondu les voisins. Cependant près de 30 % des 60 ans et plus compteraient en premier sur leurs voisins.

.

« Pensez-vous que si la crise dure, cela va renforcer le lien social et les solidarités de proximité ou l’individualisme et le repli sur soi ? »

.

Plus de 35% des personnes interrogées pensent que cela va renforcer le lien social et les solidarités de proximité, dont 50% des 25-34 ans.

.

Ce sondage exclusif révèle qu’en temps de crise les Français sont encore réservés lorsqu’il s’agit de se tourner vers leurs voisins (3%).

.

Fait remarquable : en 2008 un sondage BVA avait révélé que 80 % des Français étaient prêts à aider leurs voisins. Il y a donc un pont à faire entre ce désir et une réalité encore limitée".

.

* 26 mai 2009, Fête des voisins, Le Parisien, Ipsos.

 

www.voisinssolidaires.fr

 

 

25.05.2009

Journaux de quartier, la voix de la proximité

Paru le 22 mai dans la Croix :

 

bellevue.jpg

Portées par des associations ou collectifs d’habitants, ces gazettes ont pour ambition de mettre en œuvre une démocratie participative mais ont parfois du mal à mobiliser.

.

« Tapaj est majeur ! En mars dernier, il a fêté ses 18 ans », expliquent Monique, retraitée, et Jacqueline, religieuse. Résidentes à Pontanézen, une cité sensible qui recense une quarantaine de nationalités à Brest, les deux amies sont membres actifs du comité de rédaction de la gazette Tous à Ponta action journal (Tapaj).

 

L’opération de renouvellement urbain en cours à Pontanézen et l’incendie récent du centre d’animation figurent au sommaire du 151e numéro de ce bimestriel, tiré à 3 000 exemplaires et distribué depuis quelques jours aux habitants. « Nous y dénonçons cet incendie. Mais le quartier souffre aussi de préjugés injustes. Nous souhaitons en donner une autre image, en relayant les initiatives positives qui y ont lieu », précise Ronan Cadiou, 43 ans et président de l’association éditrice du journal.

 

Fondé en 1996 à quelques kilomètres de là, dans une zone résidentielle de 22 500 habitants, le bimestriel Bellevue, journal de nos quartiers, se défend a contrario de toute vision politique. « Nous mettons en avant les manifestations et les acteurs locaux », résume Dominique Marquis, femme au foyer et cheville ouvrière du comité de rédaction, formé d’une dizaine de membres, retraités pour l’essentiel. 

.

De la feuille A4 en noir et blanc au magazine en couleurs

.

La ville de Brest figure aujourd’hui parmi les pionnières en matière de presse de quartier. Créés entre 1988 et 2007, dix périodiques sont réunis au sein d’un collectif, coordonné par la Ligue de l’enseignement de la Fédération des œuvres laïques du Finistère (FOL) et le service démocratie locale et citoyenneté de la ville. « Certains reçoivent une subvention municipale. Tous adhèrent à la même charte et bénéficient d’une indépendance éditoriale totale », résume Hervé Lestideau, animateur à la FOL.

 

À l’instar de Brest, combien existe-t-il de journaux de quartier dans le pays ? Difficile de répondre sans recensement officiel. Mais la situation varie fortement d’une commune à l’autre. Si à Lille ou Lyon, les journaux écrits par les habitants se font rares, ils sont plus présents à Bordeaux, Toulouse ou Angers.

 

« Cela va de la feuille photocopiée en noir et blanc à 200 exemplaires au livret en couleurs, imprimé et distribué par milliers », explique Nathan Stern, sociologue. Dans la plupart des cas, ces bulletins gratuits sont édités par une association ou un collectif de riverains, qui utilisent leur matériel informatique personnel (appareil photo, scanner) et s’autofinancent en proposant des encarts publicitaires ou des partenariats aux commerçants.

 

Des bénévoles assurent la conception des titres de A à Z, du choix du sommaire à la distribution dans les boîtes aux lettres, en passant par la rédaction des textes, etc. « Leur but n’est pas seulement d’informer sur la vie du coin. La plupart souhaitent aussi offrir une tribune d’expression à chacun », ajoute Nathan Stern. 

.

Des outils de pression politique

.

À Toulouse, Les Échos de Rangueil ont ainsi fait de la démocratie participative leur cheval de bataille. « Tous les jeudis, le comité de rédaction reçoit les lecteurs du journal et les responsables d’associations, qui souhaitent annoncer leurs manifestations », explique Annie Conter, professeur d’université et cofondatrice du journal, en 1994.

 

Malgré ce souci d’ouverture, les contributions restent limitées dans la plupart des titres. « Ce sont souvent les mêmes qui écrivent. Dans la majorité des cas, des militants associatifs. Notre défi est de motiver de nouveaux contributeurs, et notamment des jeunes », estime Philippe Rouilly, chargé de projet auprès du journal La Roseraie a la parole, qui mobilise près de 80 bénévoles à Angers.

 

Expression d’une minorité, les journaux de quartier n’en restent pas moins un outil politique, voire de pression à l’égard de certaines institutions. À Lomme, dans le Nord, Le Bavard de Délivrance s’est battu contre la vente d’un dispensaire, témoin de l’histoire de ce quartier cheminot.

 

« Notre association a fait circuler une pétition. Nous avons récolté 600 signatures. Aujourd’hui, le bâtiment a été retiré de la vente », se réjouit Pierre Haigneré, 73 ans et pilier du titre. À Toulouse, La Gazette des chalets milite pour la création d’une « zone 30 » (limitation à 30 km/h), dans le quartier Chalets Roquelaine.

.

« En 2007, nous avons réalisé une enquête sur les conditions de vie des riverains. 86 % des foyers se sont déclarés favorables à cette zone. Nous avons communiqué les résultats aux élus », confie Alain Roy, 66 ans, directeur de la publication. 

.

Une vocation sociale et positive

.

Certains journaux ont une vocation sociale. Créé en 2007 à Avranches (Manche), le semestriel Tam-Tam cité (4 500 exemplaires, financé par la mairie) a pour objectif de rompre l’isolement des personnes précarisées et de mettre un terme aux préjugés entre résidents des différents quartiers.

 

« Notre équipe est formée de retraités, lycéens, mères au foyer ou personnes sans emploi qui, pour certaines, avaient un rapport difficile avec l’écrit », explique Nadège Bataille, animatrice.

.

Les conférences de rédaction, programmées une à deux fois par mois, ont permis à certains de se réconcilier avec l’écriture. « Les rédacteurs ont interviewé des personnes âgées, qui résident depuis des années dans les mêmes quartiers. Ces rencontres leur ont permis de découvrir une autre vision du monde, différente de la leur », précise Jean-Denis Lafon, directeur du centre social.

 

Valoriser les habitants, en mettant en avant leurs initiatives, constitue aussi un leitmotiv pour de nombreuses publications. Chaîne de solidarité à l’égard d’une personne malade, remise d’une médaille de la famille ou naissance d’une entreprise : les sujets ne manquent pas.

 

« À la télévision et dans les quotidiens, on ne nous parle que des catastrophes. Nous faisons le contraire, en relayant les projets positifs et qui font bouger le quartier. Tant mieux si cela donne des idées à d’autres », résume Eva Vera, retraitée et cofondatrice du Petit Pavé de la côte, à Toulouse. Cette subjectivité assumée ne dévoile qu’une facette rose et restreinte de la réalité. 

.

Un lien de confiance avec les lecteurs

.

Dans d’autres titres, elle peut aussi être source de confusion, quand s’y ajoute un manque d’esprit critique. « Certains journaux sont une compilation d’articles livrés clés en main par des associations ou autres structures, qui y font leur publicité », estime Nathan Stern.

 

Mais s’ils ne sont pas dupes, les lecteurs n’en restent pas moins attachés à leurs gazettes. Car ces périodiques écrits par des apprentis journalistes, parfois néophytes, séduisent d’abord par leur proximité et leur chaleur, plus que par leur contenu.

.

« Nos lecteurs savent que nous partageons le même espace de vie et les mêmes soucis qu’eux. Si un article leur déplaît, nous sommes facilement accessibles et ouverts à la critique », explique Ronan Cadiou, à Brest.

 

S’ils se montrent volontiers vigilants à l’égard d’articles mis en ligne par des particuliers sur Internet, les lecteurs sont en revanche plus indulgents avec leurs « feuilles » locales. « On peut parler d’un lien affectif, plus que d’un lien de confiance. Les journaux de quartier rassurent, en donnant un côté "village" et humain à notre quotidien », ajoute Nathan Stern.

 

 

Repères :

 

- Le collectif brestois compte dix titres, mensuels, bimensuels ou trimestriels (La feuille de chou de Kerargaouyat, Le Canard Pen ar, etc). Leur tirage cumulé atteint 30 100 exemplaires par numéro.

 

- Bordeaux recense huit journaux de quartier. Le Bacalan, 4 500 exemplaires, et Les Couleurs du lac, 1 700 exemplaires, paraissent tous les trois mois dans les quartiers Nord. Fondé en 2006, Le Petit Augustin est tiré à 2 500 exemplaires, dans le quartier Victor Hugo, Saint-Augustin.

 

- « A Angers, la municipalité édite et imprime 5 titres, pour un montant de 50 000 € par an, comme Belle Beille, Monplaisir à lire, Zoom de l’Est ou la Roseraie a la parole. Elle en subventionne un 6e à hauteur de 8 000 € par an, dans le cadre du Contrat urbain de cohésion sociale », résume Frédéric Beatse, adjoint en charge des quartiers. Les habitants se chargent de la rédaction. Six autres journaux ont été fondés par divers structures ou collectifs.

 

- A Lomme, dans le Nord, Le Bavard de Délivrance est un trimestriel porté par une association éponyme et fondé dans les années 90. La mairie imprime le journal, tiré à 2 000 exemplaires.

 

- A Marseille, l’association Act emploi anime et édite trois journaux de proximité. Les associations et collectifs de citoyens y relaient leurs actions de manière collective. Créé en 2005, Le Grand Saint-Barthélémy est diffusé à 4 000 exemplaires dans le 14e arrondissement. La Bazarette est diffusée dans le 13e arrondissement. Le journal Ricochez a été créé en 2007 dans la vallée de l’Huveaune.

 

- A Toulouse, La Gazette des Chalets a été fondée en 1995 dans le quartier des Chalets Roquelaine (7 500 exemplaires), Les Echos de Rangueil en 1994 (3 000) et Le Petit pavé de la côte en 1995 (2 500).

 

23.05.2009

L’appel des tricoteuses

.

Lu le 22 mai dans La Voix du Nord :

 

elles-tricotent-pour-etre-solidaires-e-1716790.jpg.jpg

L'Association ronchinoise des tricoteuses solidaires (ARTS) fait jouer les aiguilles au profit d'oeuvres humanitaires. Elle lance un appel aux dons de pelotes de laines.

.

« Elles sont une quarantaine, de Ronchin et Faches-Thumesnil, réunies au sein d'une association constituée depuis environ un an.

.

Elles tricotent un peu au club, beaucoup à la maison. Elles tricotent sans doute un peu pour leur plaisir, beaucoup pour être utiles, discrètement pour être généreuses.

.

C'est ainsi qu'elles tricotent inlassablement pour la maternité Jeanne de Flandre qui se charge ensuite de répartir les layettes aux mamans et bébés en ayant vraiment besoin (…).

.

Elles tricotent encore pour les pensionnaires des maisons de retraite (à la demande de ces dernières) de Ronchin et des alentours, pour le SAMU social, le CCAS et pour la maison d'arrêt (…).

.

Elles n'ont plus beaucoup de laine d'avance et un trop petit budget pour en acheter. Aussi leur présidente, Marie-Françoise Cherrier, lance-t-elle à tous un appel aux sponsors et aux particuliers pour des dons de pelotes de laines, de boutons et fermetures, de matériels de coutures ou broderies, voire de machines (à coudre, à tricoter) (…).

.

Contact : 03 20 53 40 83.

 

Pour lire l'intégralité de l'article :

 

22.05.2009

Des voyages avec les Routes du SEL

.

Lu le 20 mai dans le Progrès :

 

logo.gif

« Les SEL (Systèmes d’échanges locaux) sont nés dans les pays anglo-saxons et sont apparus dans les années 1990 en France. Aujourd'hui il y en a 350 sur le territoire.

 

Dans la Loire, le premier grain, le SEL du Forez, est apparu à Montbrison, en 1996, suivit le SEL des Monts du Lyonnais en 1999.

 

Et la formule prend le SEL de Saint-Etienne par exemple, créé en 2007 a eu 90 adhérents en un an seulement. Un autre est en cours de création à Andrézieux-Bouthéon.

 

Chaque séliste s'inscrit moyennant 5 ou 10 euros par an. De quoi imprimer deux catalogues des ressources au printemps et à l'automne.

 

Cette «bible séliste» répertorie toutes les offres de services et les demandes. Les membres n'ont plus qu'à se mettre en contact.

 

Il est possible de rendre l'échange plus tard avec plusieurs personnes.

 

En cas d'urgence il suffit d'alerter un membre du comité d'animation qui arrose alors tous les adhérents.

 

Le réseau national des Routes du SEL auquel tout sélsite peut adhérer permet de voyager chez d'autres sélistes. Prix de la nuitée : 60 unités. Le réseau compte 3 500 personnes en France et la Loire y a le plus grand nombre d'adhérents.

 

Une sorte de voyage chez l'habitant ou de la grande famille du SEL, avec souvent le repas du soir pris ensemble pour se connaître et conforté ce réseau de solidarité. Le séliste reçu n'accueillera pas ses hôtes mais se propose d'en recevoir d'autres (…) ».

 

Pour lire la suite :

 

Grains de sel du Roannais : http://www.selduroannais

Sel des 7 collines (Saint-Etienne) : http://www.sel7collines.fr

Sel du Forez (Andrézieux) : sel.forez.free.fr

Sel des Monts du Lyonnais (Saint-Galmier) : selmontsdulyonnais.free.fr

 

Toutes les notes