03.07.2009

Des maires orchestrent la fraternité

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Lu le 1er juillet sur le site de La Croix :

 

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De nombreuses municipalités tentent de renforcer le lien social pour amortir les effets de la crise économique.

 

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« L’Observatoire national de l’action sociale décentralisée (Odas) lance, jeudi 2 et vendredi 3 juillet à Marseille, en présence de très nombreux élus, les « ateliers nationaux du vivre-ensemble et de la fraternité ».

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Il y sera notamment question du rôle des maires en cette période de crise. Voici quelques-unes des initiatives menées par les municipalités pour resserrer le lien social et éviter que l’isolement et l’exclusion ne se conjuguent aux difficultés économiques.

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À Montbéliard, une chaîne de solidarité avec les aînés

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L’initiative se veut une réponse à un sombre fait divers : la découverte, plusieurs jours après son décès, d’une personne âgée morte dans l’isolement, sans que les services sociaux aient eu connaissance de sa situation.

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À partir de 1996, la municipalité de Montbéliard (Doubs) a tissé un « réseau de solidarité » qui compte aujourd’hui une cinquantaine de bénévoles, recrutés par l’intermédiaire des clubs de retraités, des bailleurs sociaux et d’un lycée qui forme aux « carrières sanitaires et sociales ».

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« Chaque référent s’engage à rencontrer régulièrement une ou plusieurs personnes », explique Cédric Dicham, directeur du centre communal d’action sociale. (…).

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À Berrwiller, les habitants se retroussent les manches

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Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 1 100 habitants de Berrwiller (Haut-Rhin), plus de 200 ont répondu à l’appel du maire et ont participé bénévolement, en mars dernier, à la deuxième « Journée citoyenne ».

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Au programme : 22 chantiers – pour partie suggérés par la population – qui vont de l’embellissement des espaces verts à la rénovation de l’école, en passant par la réfection du mur d’enceinte du cimetière.

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« Mon grand-père y est enterré », confie Jérémy Carré, un lycéen de 19 ans qui, marteau-piqueur à la main, s’est employé à mettre la pierre à nu.

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L’initiative a aussi permis de réaliser des travaux que la municipalité n’aurait pas pu financer, reconnaît Fabian Jordan, le maire (…)

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À Marseille, s’engager en faveur des autres pour réaliser ses projets

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Ils ont des projets, la municipalité les finance, à hauteur de 150 000 € par an. À Marseille, les jeunes âgés de 9 à 18 ans, réunis par groupes d’une dizaine de personnes au minimum, sont invités à faire part de leur rêve à un jury.

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Lequel peut les aider à l’inscrire dans la réalité, « si le projet revêt une dimension éducative et qu’en contrepartie les participants s’engagent à mener une action dans le domaine du civisme, de l’environnement, du transgénérationnel, de l’humanitaire ou de la solidarité », indique Catherine Suquet, adjointe au maire déléguée à la jeunesse et aux animations dans les quartiers.

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« L’objectif, c’est d’amener les jeunes à regarder autour d’eux, à devenir citoyens. Certains ont organisé une kermesse dans un centre aéré afin de financer un spectacle à l’hôpital pour les enfants malades. D’autres ont choisi de partager des activités avec des personnes handicapées », dit l’élue ».

 

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