16.09.2009
Les écoliers du village alternent entre public et privé
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Publié le 15 septembre dans Ouest-France, édition d’Angers :
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À Chavagnes-les-Eaux, les élèves débutent en maternelle publique, passent au privé en CP et terminent le primaire dans le public. Et cela dure depuis vingt-cinq ans à la plus grande satisfaction de la majorité des parents !

La concurrence public-privé ? À Chavagnes-les-Eaux, elle n'a pas lieu... En cette fin d'après-midi, les élèves quittent par petits groupes l'école publique de ce bourg d'un millier d'habitants, à environ 25 km d'Angers.
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Anne Moiny, la directrice, prépare déjà l'accueil du lendemain. À 300 mètres, la journée se termine également pour Anne Bourasseau, directrice de l'école privée Saint-Germain. « Nous nous rencontrons régulièrement pour échanger sur nos pratiques », sourient ces deux amies.
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Sabine Lallemant connaît bien les deux directrices. Elle a quatre garçons. Léopold, 9 ans, vient d'entrer en CM1-CM2, à l'école publique ; Arthur, 7 ans, a intégré le CE1, à l'école privée ; Victor, 3 ans, a été admis en maternelle, dans le public ; Auguste, un an, suivra les traces de ses aînés jusqu'à son entrée au collège.
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« Ici, les élèves passent naturellement de l'école privée à l'école laïque, ou inversement. Au début, cela m'a beaucoup étonnée. Mais tout le monde y trouve son compte. Pour les enfants, c'est une ouverture d'esprit énorme. Cela évite aussi les classes à trois ou quatre niveaux », explique cette comptable, également membre de l'Association culturelle pour l'enfance chavagnaise (Acpec).
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Ce système fait figure d'exception en France. « Lorsque des parents emménagent à Chavagnes, les directrices leur expliquent le fonctionnement. Leur enfant sera scolarisé dans le public en maternelle et en CM1-CM2. Il sera accueilli dans le privé du CP au CE2 », résume Christine Houyel, inspectrice de l'Éducation nationale.
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Les nominations des enseignants fonctionnent comme dans le système classique. Ceux du privé sont nommés par la Direction diocésaine, et ceux du public par l'Inspection académique. Et chacune des administrations gère son propre personnel. »
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« Chacun garde ses valeurs »
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La cantine et la garderie sont communes. « Le midi, sur le temps de cantine, les enfants du privé jouent dans la cour de l'école publique », précise Anne Moiny. Pas question, néanmoins, de fusion entre les deux établissements. « Les 79 élèves du public et les 54 du privé suivent le programme fixé par l'Éducation nationale. Mais chacun garde ses enseignants, ses spécificités et ses valeurs. Nous y tenons ! », confie Anne Bourasseau.
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Le système a été imaginé par une poignée de parents, il y a vingt-cinq ans. Selon le maire, Jean-Pierre Cochard, chaque établissement possédait ses classes de maternelle, CP, CE et CM.
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« Mais les effectifs étaient faibles, ce qui était peu motivant pour les enfants. Nous, parents, avons voulu créer autre chose. Nous nous sommes inspirés d'une expérience qui avait eu lieu près de Saint-Étienne, explique l'élu, qui fut le premier président de l'Acpec.
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« Plusieurs communes d'autres départements nous ont contactés pour faire la même chose, poursuit le maire. Mais elles ont toujours échoué, car l'Inspection académique et la Direction diocésaine leur mettaient des bâtons dans les roues. Chez nous, ce système est une tradition, et nous ne recevons aucune critique. »
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« Ce système est un héritage historique », confirme l'inspectrice d'académie du Maine-et-Loire, Françoise Fourneret.
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Cerise sur le gâteau, comme dans le public, l'inscription dans le privé est gratuite. « Une partie des fonds collectés grâce aux fêtes organisées par l'Acpec contribue à financer le fonctionnement de l'école privée », indique le maire.
18:24 Publié dans Initiative, Jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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