27.09.2009
Sortir de la pauvreté grâce au microcrédit ? Pas sûr
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Lu le 17 septembre dans le Courrier international, cette analyse tirée de The Economist :
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Solution simple et pratique pour démarrer une activité, ce mode de financement ne garantit pas un succès durable à ceux qui y ont recours.
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« Le microcrédit semble miraculeux. Il consiste, dans les pays en développement, à accorder de petits prêts non garantis à des personnes pauvres auxquelles la plupart des banques ne s’intéressent pas.
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Et ces modestes emprunteurs remboursent presque toujours leur dette (ainsi que les intérêts plutôt élevés) en temps et en heure, ce qui semble indiquer qu’ils utilisent cet argent de manière productive.
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Les acteurs du secteur vantent son efficacité. Mohammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank au Bangladesh et père de la microfinance, estime ainsi que 5 % des clients de cette institution sortent de la pauvreté chaque année.
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Cependant, les études crédibles évaluant l’influence réelle du microcrédit sur la réduction de la pauvreté sont étonnamment peu nombreuses, soulignent les économistes (…).
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Mais, en dépit de l’intérêt grandissant du privé, un peu plus de la moitié des 11,7 milliards de dollars injectés dans la microfinance en 2008 ont été obtenus à des taux inférieurs à ceux du marché auprès d’organismes d’aide, de banques multilatérales et d’autres donateurs (…)
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Une étude portant sur 1 800 familles, dans le Bangladesh rural, a établi que 62 % des enfants des emprunteurs de la Grameen Bank étaient scolarisés, contre 34 % des autres enfants.
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Cela prouve que le microcrédit favorise la scolarisation, ont conclu les partisans de ce système. Mais une mise en parallèle avec des personnes venant de milieux sociaux similaires, dans des villages qui n’avaient pas accès au microcrédit, a démontré que la différence s’expliquait autrement.
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Le profil des familles susceptibles d’envoyer leurs enfants à l’école était le même que celui des familles ayant souscrit un microcrédit (…).
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De manière générale, aucune de ces deux enquêtes n’a permis de conclure que le microcrédit réduisait la pauvreté. Il n’y a eu aucun effet sur la consommation moyenne des ménages, du moins pendant la période des douze à dix-huit mois examinée (…).
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Cela dit, le microcrédit a tout de même des effets perceptibles. En Inde, les emprunteurs des bidonvilles étaient plus susceptibles de réduire leur consommation de tabac et d’alcool au profit de biens durables (notamment des carrioles ou des casseroles, qui sont largement utilisées par les commerçants ou les propriétaires de petites gargotes) (…).
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Le microcrédit a clairement permis à beaucoup de gens de franchir les obstacles liés aux frais de démarrage. Les chercheurs du MIT ont ainsi découvert que, dans les bidonvilles où le microcrédit existait, il se créait au moins un tiers d’affaires en plus.
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Cela pourrait signifier que, même si aucun effet sur la pauvreté n’a été constaté au cours de la période étudiée, il pourrait en être autrement à plus long terme, au fur et à mesure que ces affaires prospèrent (…) ».
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06:51 Publié dans Microcrédit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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