06.10.2009

A la Fac le jour, SDF la nuit

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Lu dans la Vie le 2 octobre :

 

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Squats, foyers pour sans-abri, hôtels à bas prix… Les étudiants sont de plus en plus contraints à ces expédients pour se loger.

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« Il pose son sac de voyage aux coutures fatiguées et reste un moment hébété, les yeux douloureux. Trois semaines que Julien alterne auberges de jeunesse, squat dans la chambre d’un ami et foyer pour sans-abri.

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En choisissant d’étudier à la Sorbonne, il savait bien qu’avec ses 300 € de budget mensuel trouver un toit serait difficile. Mais de là à imaginer qu’il aurait à vivre en SDF pendant près d’un mois.

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Son espoir ? On vient de lui parler d’une chambre de 8 m2, sans douche ni chauffage. « Ce n’est pas le luxe. Mais ça me permettra de souffler. Et puis, pour se laver, il y a les bains publics. »

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On connaît encore mal ce nouveau visage de la pauvreté. Celui de jeunes qui, le soir, une fois quittés les bancs de l’université, rejoignent des refuges de fortune, faute de place en cité universitaire et d’un budget adapté aux tarifs des grandes villes.

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Squats sauvages, hôtels à bas prix, hébergements d’urgence, sous-locations clandestines de chambres universitaires : ce système D-là n’a rien d’une romantique bohème.

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« Tous les jours, des étudiants nous demandent de leur louer un bout de chambre », témoigne une résidente de la cité Jean-Zay d’Antony. « Quatre de mes camarades de fac partagent un studio de 15 m 2, où ils dorment par roulement », assure de son côté Karim, étudiant à Montpellier".

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