30.11.2009
Ces femmes qui vivent avec le sida
.
Il y a quatre ans, j'ai réalisé pour un féminin une enquête sur les femmes et le sida. Malgré la mobilisation des associations, les difficultés évoquées dans cet article restent de mise. Le voici dans son intégralité.

« Lorsque j'ai appris que j'étais séropositive 1, ma vie a basculé en quelques secondes. Je me suis dit brusquement que j'allais mourir. Que je n'aurais jamais d'enfant. J'ai sombré. Il m'a fallu quatre ans pour remonter la pente et trouver la force de me battre », confie Christine, 37 ans, chargée de mission à Paris. Christine est loin d'être un cas à part. Aujourd'hui, on estime qu'entre 120 000 et 150 000 personnes sont porteuses du virus du sida (VIH) en France, dont 32 000 femmes.
L'épidémie connaît une montée inquiétante chez ces dernières. En 2003-2004, les femmes représentaient en effet près de la moitié des nouveaux cas de contamination diagnostiqués. « Contrairement aux idées reçues, plus des trois quarts d'entre elles ont été contaminées par voie hétérosexuelle », explique Graciela Cattaneo, responsable nationale des actions pour les femmes à l'association Aides.
Or, ces femmes ne doivent pas seulement affronter la maladie. Elles doivent également faire face aux préjugés et aux idées reçues de leur entourage, pour qui le sida reste trop souvent tabou et honteux. « La bêtise est énorme, dévastatrice !, regrette Mathilde Noé, 70 ans et mère d'un garçon séropositif 2. Au lieu de les soutenir, les gens ont tendance à tourner le dos aux malades, comme s'ils avaient la peste ! ».
Christine peut en témoigner. « Avant, je travaillais dans une cafétéria, dans un hôpital. Lorsqu'on a su que j'étais contaminée, on m'a dit que je ne pouvais pas continuer. On m'a trouvé un poste dans un service de reprographie, au sous-sol de l'établissement. C'était cela ou rien ». Si ces préjugés n'épargnent pas les hommes, ils semblent encore plus forts à l'égard des femmes.
Marianne 3, 42 ans, en a fait les frais. « Quand mes collègues de bureau ont appris que j'étais séropositive, certains ont eu des doutes sur moi. A leurs yeux, si j'avais « attrapé cela », c'est que je l'avais sûrement cherché, parce que j'avais eu vingt petits copains à la fois. Bien sûr, on ne me l'a jamais dit en face... Mais pendant des années, j'ai traîné une réputation de fille facile, qui m'a beaucoup fait souffrir, parce qu'elle était totalement injuste », raconte Marianne.
Des discriminations insupportables
Conséquence ? Pour se protéger et éviter d'êtres mises sur la touche, la plupart des femmes contaminées préfèrent taire leur maladie à leur employeur, et parfois même à leur famille. Marie, 34 ans, et son époux, tous les deux contaminés, ont fait ce choix pour protéger leur fille Soizic, âgée de 15 ans. « Nous voulons qu'elle grandisse comme toutes les jeunes filles de son âge, sans subir de cancans et sans se faire de soucis. Mais c'est un secret très lourd à garder : quand on se tait, on a l'impression de ne pas être comme tout le monde. On se sent très seule... », soupire Marie.
A ces idées reçues, s'ajoutent bien souvent des difficultés financières liées à la présence de la maladie. « Certaines femmes ont tout perdu à cause du sida. Elles ont dû cesser leur travail, parce qu'elles n'avaient plus la force de continuer, et se sont endettées pour se soigner », explique Françoise, 61 ans, coordinatrice au sein du réseau AVH 78, qui soutient les malades.
Une enquête publiée par Aides en mai 2004 confirme la grande précarité des femmes atteintes par le VIH. En 2004, seule une femme séropositive sur cinq vivait des revenus de son travail, alors que la moitié souhaitait travailler. Plus d'une sur deux survivaient avec les minima sociaux, comme le RMI ou l'allocation adulte handicapé. Pire : une sur cinq ne disposait d'aucune ressource ou dépendait de l'aide de ses proches pour s'en sortir.
« Autrefois, j'étais aide-soignante en contrat emploi solidarité. Parce que j'étais malade, mon contrat n'a pas été reconduit. C'était en 1995. Je n'ai plus jamais retrouvé de travail après. Aujourd'hui, à cause des effets secondaires de mon traitement médical, je ne peux plus du tout travailler. Je suis trop faible. Je touche l'allocation adulte handicapé, soit 604 € par mois. Heureusement, mes médicaments sont entièrement pris en charge par la Sécurité sociale », avoue Marie.
Par ailleurs, les femmes séropositives souffrent d'une autre discrimination, qui leur complique un peu plus la vie. « Lorsqu'on veut faire un emprunt, il faut souscrire une assurance. Or, une partie des compagnies refusent de nous prendre comme clients, raconte Marianne. Pour m'acheter un appartement, j'ai dû ruser ! Ma mère a pris le crédit à son nom, et je l'ai remboursée. »
Ces injustices sont d'autant plus difficiles à vivre, que les femmes sont déjà affaiblies par la lourdeur des traitements, les trithérapies ou multithérapies, qu'elles doivent suivre pour lutter contre le virus. « J'avale treize cachets par jour, à heures fixes. Dans ces conditions, il est impossible de passer une journée sans penser à la maladie. Il faut faire en permanence avec cette épée de Damoclès », confie Marianne.
Mais ces traitements, s'ils freinent l'affection sans la guérir, provoquent aussi des effets secondaires très lourds, comme une fatigue intense, des nausées ou une masculinisation de la silhouette, liée à une répartition anormale des graisses. « Ces effets sont plus fréquents que chez les hommes. Ils sont différents et parfois plus graves. Car les femmes ne sont pas encore assez prises en compte dans les essais thérapeutiques, réalisés pour élaborer les traitements. Résultat : les doses de médicaments qu'on leur prescrits ne sont pas toujours adaptées à leur poids et à leur métabolisme », explique Graciela Cattaneo.
Christine peut en témoigner. « Il y a quelques temps, j'ai subi une paralysie des jambes. Je suis dans un état de somnolence permanent. Surtout, mon corps est complètement déformé. La graisse s'est accumulée au niveau de l'abdomen, sans que je puisse rien y faire. Je ne me regarde jamais dans la glace. C'est trop horrible... Quand arrive l'été, c'est l'horreur. Mon corps me dégoûte. »
Des confidentes
Face à toutes ces difficultés, les malades, hommes ou femmes, ont naturellement tendance à se replier sur eux-mêmes. Heureusement, la plupart sont bien entourés et savent trouver auprès de certains proches, et en particulier des femmes qui les entourent, le réconfort dont ils ont tant besoin. Depuis des années, Mathilde Noé met toute son énergie à entourer son fils Whilfried.
« Aimer son gamin, ça donne toutes les forces du monde ! Mon fils a envie de vivre ! Je le bourre de vitamines, parce que cette maladie le fatigue énormément. Je lui téléphone chaque jour, pour être sûre qu'il prend régulièrement ses repas. Pour qu'il ne perde pas courage, j'essaye de l'inciter à sortir et à fréquenter ses amis. Surtout, j'évite le mot sida et je cache ma peine devant lui. Lorsque nous sommes ensemble, je veux profiter de chaque seconde à ses côtés ! », confie Mathilde.
D'autres malades prennent leur courage à deux mains et poussent la porte d'une association, par exemple Aides ou Sidaction, dans l'espoir de trouver le soutien qui leur manque. « Nous sommes là pour les écouter. A l'association, les femmes peuvent vider leur sac et pleurer sans crainte d'être jugées. Nous sommes prêtes à tout entendre, même si parfois, c'est difficile », résume Christiane, 60 ans et volontaire depuis sept ans à Aides, dans les Hauts-de-Seine.
« Notre rôle est aussi de répondre à leurs questions. Elles sont très diverses : Puis-je devenir maman ? Comment annoncer à mes proches que je suis malade ? Ai-je droit à une aide financière ? Nous n'avons jamais de solution clés en mains. Mais nous leur donnons toutes les informations dont nous disposons. Nous les aidons à réfléchir, sans jamais décider à leur place ce qu'elles doivent faire ou non », ajoute Nadine, 49 ans, également volontaire à Aides, mais en Normandie.
Les groupes de parole réservés aux malades, organisés régulièrement par l'association, permettent à chacune de se sentir moins seule, en rencontrant des personnes qui partagent les mêmes difficultés qu'elle. « Je me souviens d'une femme de 48 ans qui, lorsqu'elle est venue pour la première fois, n'avait jamais dit à ses proches qu'elle était contaminée. Ces rencontres l'ont énormément aidée. Aujourd'hui, c'est une autre personne, plus ouverte. Pour nous, c'est un grand plaisir ! », confie Nadine.
Devenir mère, malgré le virus
Militantes dans l'âme, les volontaires comme Christiane et Nadine aident les femmes frappées par le sida à garder espoir. Car heureusement, dans ce tableau très sombre, tout n'est pas tout noir. Même si beaucoup reste encore à faire, les mentalités évoluent, tout doucement.
Par ailleurs, grâce aux progrès médicaux, devenir mère lorsqu'on est séropositive et qu'on fait l'objet d'un suivi médical régulier n'est plus un obstacle insurmontable. « Les femmes peuvent avoir recours aux techniques de procréation médicale assistée. Lorsqu'elles sont suivies, le risque de transmission du virus de la mère à l'enfant n'est que de 1 à 2 % », explique Graciela Cattaneo.
Ces techniques permettent à nombre de femmes d'oser à nouveau se projeter dans l'avenir, en fondant une famille. « Je me souviens d'une femme séropositive de 35 ans, contaminée depuis une dizaine d'années. Nous l'avons accompagnée pendant toute sa grossesse. Elle était rayonnante. Elle a mis au monde un garçon, en pleine santé », raconte Françoise, la coordinatrice du réseau AVH 78.
Marie, l'ancienne aide-soignante, avoue elle aussi ne plus exclure l'idée de redevenir maman un jour. « En 1994, lorsqu'on a découvert ma séropositivité, j'étais enceinte de trois mois. Une gynécologue m'a encouragée à avorter... Pendant longtemps, j'ai tellement eu peur de transmettre le virus en mettant au monde un bébé, que j'ai écarté toute idée de tomber enceinte. Aujourd'hui, mon mari et moi, on y pense sérieusement ! ».
1. Contaminée par le virus du sida, le VIH.
2. Mathilde Noé est l'auteur d'un superbe livre, Le mot qui condamne, aux éditions Bénévent.
3. Certains prénoms ont été changés.

Les hommes et les femmes inégaux face au virus
Les femmes sont plus vulnérables que les hommes face au virus du sida. Cette plus grande fragilité s'explique de différentes manières. D'abord, une partie d'entre elles n'osent pas exiger de leur partenaire qu'il mette un préservatif, parce qu'elles sont dépendantes financièrement de lui. Certaines femmes âgées de quarante à cinquante, qui souhaitent refaire leur vie après un divorce, ont aussi tendance à penser que le sida ne les concerne pas. Elles ne se protègent pas, à tort, et courent donc plus de risques.
- Par ailleurs, les femmes ont davantage de chances d'attraper le virus que les hommes, pour des raisons biologiques. En effet, le sperme est plus contaminant que les sécrétions vaginales, et il peut rester plusieurs jours dans le vagin. Or, ce dernier est tapissé d'une muqueuse particulièrement perméable au VIH. Par ailleurs, cette muqueuse est fragilisée au moment des règles, après un accouchement et à la ménopause. Les femmes sont encore plus fragiles, lors de ces périodes.
Comment se protéger ?
La meilleure façon de se protéger est d'utiliser un préservatif. On peut employer un préservatif masculin. Mais il existe aussi des préservatifs féminins. Il s'agit d'une sorte de gaine munie d'un anneau souple à chaque extrémité. Ce préservatif sans latex et utilisable avec des lubrifiants doit être placé dans le vagin dans les heures qui précèdent les rapports sexuels, et renouvelé à chaque rapport. Il coûte entre 2 et 5 €. On peut le trouver dans les associations d'aide aux malades, ou dans certaines pharmacies.
Comment s'engager dans une association ?
Une partie des associations, comme Aides, recherchent régulièrement des volontaires. Leur rôle est multiple. Les militants reçoivent et soutiennent les malades, pendant les permanences d'accueil. Ils font de l'information ou de la prévention dans les écoles. Ils interviennent auprès des pouvoirs publics, pour favoriser les droits des malades. A Aides et dans la plupart des associations, les personnes qui souhaitent devenir volontaires suivent une formation de quelques jours. Elles découvrent les spécificités du VIH, les modes de transmission et les aspects thérapeutiques. Elles doivent s'engager à respecter la charte éthique de l'association.
Les associations
Pour faire un don :
- Sidaction, ensemble contre le sida : 228, rue du Faubourg Saint Martin, 75010 Paris. Tél. : 01 53 26 45 55. www.sidaction.org
- Aides : Tour Essor, 14 rue Scandicci, 93508 Pantin cedex. Tél.: 0820 160 120 (0,12 €/min). www.aides.org
- Sol en si : 9, rue Léon Giraud, 75019 Paris. Tél. 01 44 52 78 78. www.solensi.asso.fr
06:59 Publié dans Tendances, faits de société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.11.2009
Les Restos du cœur lance leur 25e campagne
Le coup d'envoi de la 25e campagne des restos du cœur a lieu ce lundi 30 novembre, dans tout le pays. Voici quelques clés, pour résumer leur activité.

Le point sur l'association, avec le président Olivier Berthe :
« Au cours du seul hiver dernier, ce sont plus 100 millions de repas complets et équilibrés qui ont été distribués.
Battant ces tristes records, nous voyons aux Restos du Coeur que les conditions de la précarité ne sont pas dues exclusivement aux contingences économiques. Celles-ci ne font qu'accroître la misère.
En corollaire de cette organisation et des résultats qu'elle permet, les Restos voient augmenter les soutiens du public. Au cours de la dernière campagne, les dons ont progressé de 20% atteignant un record (positif, celui-ci) de 55,4 millions d'euros.
En revanche, les aides des collectivités locales diminuent. Ce qui est un paradoxe lorsque les chiffres du chômage et des situations de grande précarité augmentent...
Les Restos du Coeur vont veiller à résoudre ce paradoxe afin de ne pas voir grossir de 14% supplémentaires (comme ce fut le cas l'an dernier) la cohorte des personnes qui n'ont guère d'autre choix que celui de fréquenter les centres de distribution durant cet hiver.
Lors de cette 24e campagne 2008-2009, les Restos ont en effet fait face à une hausse sans précédent de plus de 14 % du nombre de personnes accueillies au niveau national.
Dans 21 départements (*), le plus souvent ruraux ou semi-ruraux, cette augmentation a même dépassé les 20 %.
Les Restos ont besoin de renforts en bénévoles pour cette 25e campagne (distribution alimentaire, repas chauds, maraude, accompagnement scolaire, opérations spéciales, compétences RH, gestion et comptabilité, etc.)".
Les activités de l'association :
| Personnes accueillies : 800 000 | 800 000 |
| Bénévoles: 55 000 | 55 000 |
| Repas distribués : 100 millions | 100 millions |
| Centres et annexes : 2 028 | 2 028 |
| Restos Bébés du Cœur : 70 | 70 |
| Nombre de bébés de moins de douze mois aidés : 27 000 | 27 000 |
| Camions et points repas chauds: 70 | 70 |
|
|
|
| Hébergement d'urgence : | |
| Personnes logées : 6 000 | 6 000 |
| Nuitées : 62 000 | 62 000 |
| Lits : 239 | 239 |
|
|
|
| Logements en sous-location : | |
| Logements : 520 | 520 |
| Personnes logées : 1 252 | 1252 |
|
|
|
| Ateliers et Chantiers d'Insertion : 91 | 91 |
| Salariés en contrats aidés : 1 200 | 1 200 |
| Rendez-vous au cinéma (spectateurs) : 81 300 | 81 300 |
| Ateliers de soutien scolaire et lutte contre l'illétrisme : 169 | 169 |
| Départs en vacances : 2 500 | 2 500 |
| Bibliothèques : 585 | 585 |
| Nombre de donateurs : 500 000 | 500 000 |
| Montant dons et legs : 58 168 000 | 58 168 000 |
Usage des dons pour 100 euros versés

07:16 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Martin Hirsch veut une coordination des associations caritatives
Lu le 28 novembre sur le site de France Soir :
« Interrogé vendredi sur France Info, Martin Hirsch a déclaré vouloir la création d'une instance de coordination des associations qui permettrait d'organiser les appels à la générosité du public et d'éviter une « guerre des dons ».

Depuis les déclarations de Pierre Bergé sur le Téléthon (il avait jugé que « le Téléthon parasite la générosité des Français »), la polémique sur les associations caritatives n'en finit pas.
Vendredi, Martin Hirsch, le haut-commissaire aux Solidarités actives, a proposé la création d'un « Haut Conseil à la vie associative », qui permettrait de mieux coordonner les actions caritatives.
Interrogé sur France Info, le haut-commissaire a estimé que la question de « l'ouverture des télévisions pour telle ou telle cause doit peut-être être reposée ».
Selon une enquête du groupe de communication MediaprismGroup, 86 % des Français considèrent que chaque grande cause devrait avoir sa propre émission de télévision, de même nature que le Téléthon.
Problème, comment faire en sorte que toutes ces causes ne s'affrontent pas ? C'est là qu'intervient ce Haut Conseil de la vie associative. Pour Martin Hirsch, il doit permettre d'« organiser cela un peu de haut, et pas dans la bataille ». Une réunion sur le sujet doit d'ailleurs avoir lieu le 17 décembre.
Reste à trouver comment réunir suffisamment d'argent pour toutes ces grandes causes. Le sondage de MediaprismGroup montre que pour les Français, l'idéal serait la mise en commun des dons pour la recherche médicale (...) ».
05:43 Publié dans Journées nationales et mondiales, Solidarités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.11.2009
Qu'elle soit thiérachienne ou internationale, la solidarité va avoir son forum à Hirson
Lu le 22 novembre dans La Voix du Nord :

Articulé autour de la venue d'une grosse vingtaine d'associations et d'un débat le soir, le forum de la solidarité va occuper l'Eden d'Hirson mardi 1er décembre.
« C'est à l'initiative de l'Association thiérachienne de promotion du commerce équitable (ATPCE) que l'événement s'est organisé.
« Le principe, c'est de réunir les associations dont l'action repose sur la solidarité, explique sa présidente, Francine Machelart, qui a pu compter sur l'aide du CCAS et des étudiants en BTS PME-PMI du lycée Joliot-Curie.
Les 24 associations prévues se regrouperont en quatre pôles. La santé, le handicap et la dépendance, avec le Sidaction, les chiens-guides ou l'Association des paralysés de France.
L'insertion et le développement solidaires auront notamment pour représentants l'épicerie et les ateliers solidaires du CCAS d'Hirson. Concernant la lutte contre la précarité, le Secours catholique ou Emmaüs Glageon seront présents.
Mais les frontières de l'événement ne s'arrêteront pas à la Thiérache, puisque l'UNICEF, Médecins du Monde ou le Comité catholique contre la faim tiendront également des stands lors du forum (...).
Enfin, le soir au cinéma le Sonhir, un débat sur la solidarité animé par Paul Schuler, directeur adjoint de l'Écomusée de Fourmies, verra la participation de représentants de Sidaction, de l'UNICEF ou des Restos du cœur (...).
Forum de la solidarité, mardi 1er décembre de 9 heures à 12 h 30 et de 14 à 20 heures à l'Eden. Débat à 20 heures au Sonhir 3".
Pour lire l'intégralité de l'article :
06:58 Publié dans Initiative | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Logement: une "nuit solidaire" vendredi
Lu le 23 novembre sur le site du Figaro cette dépêche AFP :
Trente et une associations d'aide aux mal-logés et sans-abri organisent vendredi soir une "nuit solidaire" à Paris et plusieurs villes de province pour dénoncer la crise du logement.
« Pour sa deuxième édition, cette initiative lancée par des associations comme Emmaüs, la Fondation Abbé Pierre, le Secours catholique, ATD Quart Monde, la Fédération nationale des association d'accueil et de réinsertion social (Fnars), MD, etc. aura lieu vendredi à partir de 18h place de la Bastille à Paris. Elle a aussi essaimé à Marseille, Lyon, Toulouse, Strasbourg, Lille et Avignon (...).
"Bien que le logement et l'hébergement des personnes sans-abri soient affichés comme un grand +chantier national prioritaire+ pour 2008-2012", les associations "dénoncent la faiblesse de l'intervention publique" et l'absence de "stratégie interministérielle".
Cette nuit se tiendra aussi quelques jours avant le premier anniversaire d'une disposition du Droit au logement opposable (Dalo) : depuis le 1er décembre 2008, les familles élues "prioritaires" par les commission Dalo et qui n'ont pas été relogées dans les délais prévus par la loi peuvent déposer un recours contre l'Etat devant les tribunaux administratifs.
Selon les derniers chiffres du Comité de suivi Dalo, près de 10.000 familles, dont 90% en Ile-de-France, désignées prioritaires, n'avaient pas reçu d'offre de logement fin septembre (...)".
06:37 Publié dans Initiative, Sans abri | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.11.2009
Appel à projet "Fais nous rêver" pour l'éducation par le Sport
Lu le 21 novembre sur le site AlpeSolidaires :

La douzième édition de l'appel à projets qui récompense les actions sociales et éducatives par le sport.
Qui peut répondre ?
L'appel à projets s'adresse à toutes les structures domiciliées en France métropolitaine et en Guyane (hors collectivités), oeuvrant dans le domaine de l'éducation et de l'insertion par le sport (associations, clubs sportifs, établissements scolaires, missions locales, centres sociaux, MJC, établissements spécialisés, etc.).
Critères d'éligibilité
- La pratique sportive et physique doit faire partie de l'action présentée.
- Les actions doivent être reconduites ou déjà en cours.
- Les actions doivent s'inscrire sur le moyen et/ou long terme. Elles peuvent s'appuyer sur un évènement ponctuel si l'action présente une continuité éducative.
- Les structures devront justifier d'un rapport d'activité moral et financier si elles sont présélectionnées pour les finales régionales.
Critères d'évaluation
Les actions sont évaluées au regard de 5 critères principaux :
- Le diagnostic initial de l'action : Les besoins du public et du territoire ont-ils été bien identifiés ? Quelle est l'implication de la structure ?
- La dimension éducative et sociale des activités physiques et sportives : Quelle est la plus value éducative et sociale du sport dans l'action ? Quel impact l'action a-t-elle sur le public visé ?
- La dimension partenariale de l'action : Les ressources et compétences nécessaires à la réussite de l'action sont-elles réunies ?
- Les effets de l'action : Combien y-a-t-il de bénéficiaires ? Quels changements sont apparus chez les bénéficiaires ?
- La pérennité de l'action : L'action s'inscritelle dans une logique durable ? Existe-t-il des outils d'évaluation de l'action ?
Inscriptions en ligne jusqu'au 15 janvier 2010 : www.apels.org
06:45 Publié dans Initiative | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les Banques alimentaires s'alarment de la pauvreté croissante
Lu le 25 novembre dans l'Alsace :

«Cette année vous, médias, nous dites que la crise est terminée, moi je constate qu'entre juin 2008 et juin 2009, le nombre de personnes aidées a augmenté de 16%», a déclaré M. Seugé, lors d'une conférence de presse à Caen.
Or «la collecte n'a augmenté que de 11%» entre septembre 2008 et septembre 2009, et «je vais arriver à la fin de l'année avec un déficit assez important. Alors, essayez de donner plus que l'an dernier. Dites-vous, +l'an dernier j'ai donné deux boîtes, cette année j'en donne trois+», a ajouté M. Seugé.
En 2008, les banques alimentaires ont aidé 700.000 personnes avec 80.000 tonnes de marchandises (soit 40 millions d'euros), dont 12.000 tonnes lors de la collecte du dernier week-end de novembre auprès du grand public qui s'était montré «très généreux» dans le contexte de crise (...).
Vendredi et samedi 100.000 bénévoles des banques alimentaires seront présents dans 9.000 points de vente dans toute la France (...) ».
06:21 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.11.2009
A Breteuil, Une nouvelle association d'entraide
A Breteuil, Une nouvelle association d'entraide
Lu le 16 novembre dans le Courrier Picard :
L'association des Familles du canton de Breteuil (AFCB) vient de voir le jour. Elle prévoit déjà la mise en place de nombreuses manifestations sur le secteur.

« L'association des Familles du canton de Breteuil (AFCB) a été créée sous l'impulsion de Nathalie Lesquier, présidente. Elle est assistée de Mélanie Palmiso (secrétaire), de Stéphanie Kuszinscki (trésorière), et d'une dizaine d'adhérentes.
Une idée qui trottait dans la tête de ces femmes depuis un an. « Depuis la fin d'activité de la Confédération syndicale des familles (CSF), il n'y avait plus d'association d'entraide sur Breteuil », remarque-t-elle. La plupart des membres sont issus du groupe Pause café du centre social communal.
Ils vont proposer des actions d'entraide et d'animation pour la ville et le canton, comme cette bourse aux vêtements, installée dans la mairie annexe les 10 et 11 novembre.
« On a eu 26 inscrits mais nous avons dû refuser 39 demandes », déplorent-elles, faute de place, et ce, malgré l'installation d'un barnum par le comité des fêtes.
La bourse, qui proposait des articles de 0 à 16 ans incluant la puériculture, avait déjà dépassé les 500 € de vente le premier jour. Les membres de Pause café ont également eu l'idée de la journée festive de Noël, le 19 décembre, pour les enfants de 0 à 16 ans (...) ».
06:20 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.11.2009
Le Téléthon, mauvaise concurrence ou école du don ?
Lu le 24 novembre sur le site de Libération :
Les déclarations du président du Sidaction, Pierre Bergé, accusant le Téléthon de «parasiter la générosité», a déclenché une polémique, à deux semaines de l'édition 2009 de l'émission, relançant la question des mécanismes du don des Français.

« Bien seul sur ce coup de gueule. En accusant samedi l'Association française contre les myopathies (AFM) de «parasiter la générosité des Français», Pierre Bergé a déclenché de vives réactions d'associatifs, responsables de l'AFM en tête, chercheurs, politiques, qui lui ont, pour la plupart, reproché ce mettre en concurrence les «causes».
Des déclarations - lancées à deux semaines du prochain Téléthon -, qualifiées de «malheureuses et extrêmement violentes» par l'acteur Daniel Auteuil, parrain de l'édition 2009 de l'émission, «intolérables» et «irresponsables», ajoute Manuel Valls député-maire (PS) d'Evry - où est implanté le centre de conférences (Génocentre) de l'AFM -, «incompréhensibles», pour l'association de lutte contre le sida, Aides.
Mais au-delà de la polémique, les propos du président du Sidaction et les réponses des autres représentants d'associations posent plusieurs questions. Les projets de recherche financés par l'AFM aident-ils aussi à faire reculer d'autres maladies ? Pourquoi ce succès du Téléthon ? Comment «donnent» les Français ? Et comment faire pour leur rappeler des causes parfois oubliées ?
Mesuré, le généticien Axel Kahn, président de l'Université Paris-Descartes, a estimé, dans Le Parisien, que Pierre Bergé «[avait] tort» en lançant cette offensive... tout en le «comprenant» et se disant «choqué de voir que le Sidaction récolte dix à vingt fois moins d'argent que le Téléthon».
L'AFM a, en effet, collecté 122,8 millions d'euros en 2008 (dont 104, 9 grâce au Téléthon), quand le Sidaction n'en a récolté que 18,1 (dont 6,23 millions d'euros lors de la soirée médiatique du même nom). Peut-on pour autant parler d'un «trop d'argent», comme l'a lâché Bergé? Une accusation qui peut sembler pour le moins incongrue concernant une association caritative ».
09:54 Publié dans Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Des "téléphones d'urgence" pour les femmes battues
Lu le 23 novembre sur le site de LCI :
Une vingtaine de femmes originaires de Seine-Saint-Denis vont se voir équipées à titre expérimental d'un téléphone spécial pour appeler à l'aide.

« 156 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints, en 2008, en France. Pour endiguer ce phénomène, une expérimentation va être lancée en Seine-Saint-Denis, à l'initiative de son Conseil général.
Vingt femmes considérées comme étant en très grand danger vont progressivement être équipées d'un téléphone portable d'urgence.
En cas de menace, elles n'auront qu'à appuyer sur un bouton du téléphone pour déclencher l'alerte. Un appui prolongé sur la touche d'alerte permettra de mettre le téléphone en haut parleur si jamais la femme menacée ne peut faire autrement.
A l'autre bout du fil, un conseiller de Mondial Assistance. Il déterminera l'urgence de la situation et préviendra la police qui aura déjà toutes les coordonnées de la personne pour une intervention rapide (...).
Un nouveau texte de loi d'ici 15 jours
"La lutte contre les violences conjugales implique une adaptation de notre droit", a déclaré lundi la ministre de la Justice, lors du colloque "Femmes du monde en Seine-Saint-Denis", organisé à Saint-Denis deux jours avant la journée internationale contre les violences faites aux femmes.
"Un texte sera prêt dans une quinzaine de jours et je souhaite qu'il vienne devant le parlement d'ici la fin de l'année", a ajouté Michèle Alliot-marie, soulignant "l'urgence" de la situation.
"Des mesures provisoires, comme l'éviction du domicile, une aide matérielle, des décisions sur l'autorité parentale, pourront être ordonnées dans le cadre d'une protection temporaire", a-t-elle dit.
"Le juge des affaires familiales pourra être saisi par la victime ou le procureur", a indiqué Mme Alliot-Marie, jugeant que "le rythme de la justice, la lenteur des procédures est souvent inadapté à la réalité des situations et aux attentes des victimes" (...).
Par ailleurs, une autre initiative espagnole sera expérimentée dès 2010 en France : le bracelet électronique. Ce bracelet noir, un peu plus gros qu'une montre en plastique est scellé au poignet de l'agresseur et relié à un centre de contrôle par GPS.
La femme battue dispose de son côté d'un petit boîtier qui sonne si son ex-conjoint s'approche trop prêt d'elle, lui permettant d'alerter la police ».
06:46 Publié dans Législation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


