13.02.2009

Des mini-prêts avec le Crédit municipal de Paris

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Lu dans Libération du 6 février :

 

« Le Crédit municipal de Paris propose désormais des mini-prêts pour les exclus des crédits bancaires classiques. Saliha, Albert et Jean-Fidel en ont profité, ils racontent.

 

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Financer son permis de conduire, remplacer le chauffe-eau ou s’offrir de nouvelles dents. Voilà à quoi peut servir le microcrédit personnel proposé depuis cet été par le Crédit municipal de Paris.

 

Ce mini-prêt (de 300 à 3000 euros) est destiné aux particuliers parisiens et franciliens qui souhaitent concrétiser un projet et dont les revenus modestes sont trop incertains pour leur permettre d’accéder aux prêts bancaires classiques.

 

Saliha, Albert et Jean-Fidel font partie des tout premiers bénéficiaires. Témoignages.

 

«Dès que le prêt a été accepté, j’ai couru au cimetière le dire à ma femme».

Accoudé à la table de la cuisine, dans son appartement situé à quelques mètres du marché de Ménilmontant dans le XXe arrondissement de Paris, Albert, 67 ans, raconte:

«J’ai perdu mon épouse le 29 juin dernier. Quand je me suis retrouvé devant la facture des pompes funèbres, je suis tombé de haut. (…)

J’ai écrit au maire qui m’a orienté vers le Crédit municipal. En deux semaines, c’était réglé.

Ils m’ont prêté les 3000 euros qui me manquaient pour rendre un dernier hommage à ma femme… Je me rappelle très bien du moment où le prêt a été accepté. J’ai couru au cimetière dire à ma femme: ça y est, tout est réglé.»

 

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09.02.2009

La crise accentue l’intérêt pour le microcrédit

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Lu dans le Monde du 6 février :

 

« La crise économique va-t-elle renforcer la demande en matière de microcrédit ? Sur le terrain, d'un bout à l'autre de la planète, les acteurs de la microfinance, qui permet aux plus démunis d'avoir accès au crédit et de démarrer une activité économique, témoignent de l'arrivée à leurs guichets de nouveaux clients, victimes de la crise.

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"Depuis quelques semaines, nous avons des demandes de la part de menuisiers, de couturières, de coiffeurs, qui se tournent vers nous parce que leurs banques ne veulent pas ou plus leur prêter", constate Noureddine Ayouch, président de la fondation Zakoura, l'une des grandes institutions marocaines de microcrédit.

 

Pancho Otero, directeur de l'Institut des politiques pour la microentreprise de Santa Cruz (Bolivie), confirme que, dans certains pays du continent américain, "très dépendants de l'économie américaine, la hausse du chômage va engendrer une augmentation de l'économie informelle mais aussi une progression de la demande en microcrédit", bouée de sauvetage pour les exclus.

 

Selon de nombreux experts, le microcrédit devrait donc jouer un rôle d'amortisseur pour le chômage. Cette fonction n'est pas négligeable alors que, selon le Bureau international du travail (BIT), la crise devrait faire basculer jusqu'à 176 millions de travailleurs dans la pauvreté en 2009 (…).

 

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Repères :

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Selon les études menées par PlaNet Finance (…), le secteur du microcrédit connaît une croissance annuelle de 30 %.

La demande potentielle est évaluée à 263 milliards de dollars (206 milliards d'euros).

Près de 70 millions des clients de la microfinance vivent avec moins d'un dollar par jour.

17.12.2008

Prêts solidaires sur Internet

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Lu le 17 décembre sur le site du Monde :

 

« Il suffit d'une connexion Internet et d'une carte de crédit pour prêter quelques dizaines d'euros à un petit entrepreneur à l'autre bout du monde et assurer sa survie.

Entre supermarché humanitaire et réseau actif de solidarité, deux sites, un américain (Kiva) et un français (Babyloan), proposent de consentir en ligne un microprêt.

Préférez-vous aider Mathilde, commerçante d'Atakpamé (Togo), à constituer un stock de pagnes ou Marie-Leonor, qui, au Guatemala, se lance dans la fabrication de poêles à tortillas ?

Entre photos souriantes, projets méritants et vidéos pédagogiques, les candidats au prêt solidaire ont l'embarras du choix.

Il ne s'agit pas de faire un placement puisque aucune rémunération n'est offerte, mais de verser une petite somme (20 euros ou 25 dollars minimum) qui, agrégée à beaucoup d'autres, sera mise à la disposition d'une institution de microfinance. Celle-ci, sur le terrain, la prêtera (avec intérêts) à Mathilde ou à Marie-Leonor ».

 

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Les sites :

www.babyloan.org

www.kiva.org